‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 52 sur 321 · Cod. Throd , XVI t. ii · texte numérisé non relu

Cod. Throd , XVI t. ii

faire, dit la loi» le commerce pour subvenir à leur nourrilure^. Une autre accorde les mêmes faveurs, non-seulement aux prêtres eux-mêmes, mais à leurs femmes et à leurs enfants, comprenant ainsi dans la même protection maladroite, les droits de TÉglise et les abus qu'elle tolérait en les condamnant^. On retrouve là Teflet de ces demandes, de ces sollicitations indécentes que flétrissait la juste sévérité des Pères de Sardique. La vérité des portraits qu*Âthanase a faits de ses ennemis ne se reconnaît nulle part mieux que dans ces mesures inspirées par eux à Tempereur dont ils gouvernaient les conseils.

Et cependant il y avait des chrétiens impatients qui oe trouvaient pas que \tk puissance du dehors en fit encore assez pour la foi. Ils auraient voulu des dispositions plus énergiques, plus radicales, pour faire disparaître du sol, d'un coup et par la force, les débris du culte païen. L'esprit de persécution par lequel le faux zèle imite et prétend remplacer la ferveur qui lui manque, se laisse déjà apercevoir dans quelques écrits contemporains. Un personnage illustre, Firmicus Malernus, qui se décore lui-même du litre de clarissime, et qu'on reconnaît, à la forme oratoire de son langage, pour un rhéteur converti, adresse, vers cette époque, aux deux empereurs Constant et Constance une attaque violente contre le paganisme.

1. Ibid.,\. 8. Si qui de vobis alimoniae causà negotialionem exerccre ▼ohint, iramunitate potientur.

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