‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 15 sur 324 · Soc., II, 10. — s. Athan., de Syn.,i · texte numérisé non relu

Soc., II, 10. — s. Athan., de Syn.,i

S. Si Ton adopte la coiTection proposée plus haut, il faut dire avec Tillemont que ce qui est relaté dans la lettre de saint Athanase aux Orthodoxes, p. 948, relativement à rexcommuDication du prédécesseur de Georges comme arien, doit être entendu comme se rapportant à Piste. — Dans tout ce texte, les noms auront été effacés et suppléés par un copiste peu au courant de la suite des faits, qui aura mis Georges à la place de Grégoire et Grégoire au lieu de Piste.

stantiel, qui lui rappelait sa défaite, sa faiblesse» et l'énergie victorieuse de son ennemi. Ce fut probablement dans celle vue qu'il rédigea lui-même, ou fil rédiger par ses amis, jusqu'à trois professions de foi différentes S calquées sur le symbole même de Nicée, mais toujours à l'exception de ce mot capital qui était tantôt omis, tantôt remplacé par des équivalents affaiblis^. Aucune ne satisfaisait complètement l'assemblée : elles paraissaient toutes, ou trop semblables à celle de Nicée» ou trop voisines de celle d'Arius^ C'était le commencement, ou, pour parler comme l'historien Socrate, l'entrée de ce labyrinthe de professions de foi dans les détours duquel devait s'égarer pendant toute la durée du siècle la foi de l'Église d'Orient. Pour suppléera ce qu'elles laissaient d'équivoque dans les esprits, on eut soin seulement de les accompagner d'anathèmes trèsénergiques contre les sabelliens, ré|)étés avec une affectation si marquée, qu'il était évident que, sous ce nom, on voulait désigner très-clairement les défenseurs ardents de l'identité substantielle des personnes divines. Dans l'un de ces canons même, le nom de Marcel d'Ancyre était prononcé*.

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