‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 199 sur 324 · Jul., Or. lfInHeracl · texte numérisé non relu

Jul., Or. lfInHeracl

IULIEN AUGUSTE. 161

d*hoininages, suivis d*un cortège nombreux, l'objet, en un mot» d'un véritable culte. Yoilà à qui vous ressemblez, aux richesses près , et encore cette différence n'est-elle point de votre fait, mais du mien; c'est que je ne suis pas aussi sot que ces gcns-là. A cela près que vous n'avez point la facilité de lever les tributs que ces hommes perçoivent, sous le nom d'aumônes, pour tout le reste vous leur ressemblez entièrement. Comme eux, vous avez quitté votre patrie ; vous courez comme eux , et vous hantez la cour encore plus qu'eux et avec plus Timpudence. Car eux , au moins, attendaient qu'on les ippelàt; vous venez, vous, même quand on vous chasse. ÎX quel fruit vous revient-il de toutes ces courses? Quel ruit, nous surtout, en retirons-nous? Ascicpiade est #enu • puis Sérénianus , puis Cbytron , puis ce jeune iiomme que vous savez, aux cheveux blonds et à la Laille élancée; enfin, toi, Ilcraclius, et après vous tous encore deux fois autant d'autres. Et quel bien, mes bons amis, est-il résulté de votre venue? Quelle ville, quel homme ont profité de votre audace?... En vérité, je ne crois pas que, dans toute votre vie, on vous ait vus aussi souvent chez les philosophes que chez les notaires de la cour. Le vestibule du palais vous tient lieu de l'Académie, du Lvcée et du Pœcile. Oh! combien la philosophie est devenue par vous vile et méprisable! 0 les plus ignorants des orateurs, dont le roi Mercure lui-même ne pourrait pas purifier la langue ^ ! »

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