‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 205 sur 324 · Voir première partie de celte Histoire^ t, i, p · texte numérisé non relu

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iULIBN AUGUSTE. 175

lu service de Tautel. On s'empara da diacre et des saintes Glles^et, après les avoir exposés plusieurs heures durant à tous les outrages, on leur enleva la vie par i'affreux supplices. Saint Grégoire de Nazianze et la Chronique aUxandrine ajoutent que l'horreur fut poussée plus loin encore, et que des malheureux, ouvrant de leur propre main les entrailles du diacre, en tirérent son foie, dont ils firent un affreux repas. La justice divine ne leur fit pas attendre leur châtiment : leur sang fut vicié par cette exécrable nourriture , et un virus circula dans leurs veines comme un poison lent qui, successivement, leur ôla la vue, les dents, l'usage de tous ss sens et de la parole. Us se promenaient dans les ues d'Héliopolis, comme un témoignage vivant du rime et de la vengeance * .

Ces excès de tout genre nous sont attestés non-seuleaent par le récit des chrétiens qui les avaient soufferts, nais par les efforts mêmes que faisaient des païens plus lomains et plus sensés pour en arrêter le cours. La correspondance de Libanius contient à ce sujet les aveux es plus clairs. Libanius, était un homme d'une humeur aimable et douce, malgré quelques petits travers, et qui, lorsqu'une fois sa vanité était satisfaite, "voulait vivre en paix avec tout le monde. Il avait d'abord applaudi avec une joie puérile aux belles cérémonies de la restauration des temples. La statue de Diane, toute

1. s. Gn'^g. Naz., (h-, iv, 53, 86, 87. — Chron, AIej\, p. 546.—

d*argent, aussi bien que la biche qui suivait ses pas, les longues files de prêtres» les repas somptueux» les chants des jeunes filles, tout cet appareil ravissait son imagination et fournissait matière à sa rhétorique*. Mais quand d*autres scènes moins pacifiques vinrent troubler les populations et ensanglanter les rues des villes, quan il vit exproprier, spolier» puis massacrer des gensave^^ qui il était souvent en bons rapports de confratemi littéraire, Thonnête rhéteur s'émut et s'interposa av plus de bonne volonté que de succès, «c Vous sav écrivait-il à Hésychius, prêtre païen d'Antioche, voulait faire raser la maison d*un chrétien» constn^^l^ sur l'emplacement d'un ancien temple» que je nedé^^j^ pas moins que vous que les temples des Dieux recouvir^^/ tout leur éclat. Mais je ne vois pas qu'il soit nécessat jl^^ pour les faire sortir de leurs ruines, de détruire d'au/it» bâtiments, et de déparer d'une main les mêmes vi/fe que nous ornons de l'autre. Assurément il est faci/ede faire tomber la maison de Théodule, mais il me semble qu'il vaudrait mieux l'épargner; car elle est belle, Tasii^ et fait honneur à notre cilé. De plus Théodule nes'e^ point emparé de ce lieu saint par arrogance et par empo^ tement : il l'a trouvé à vendre, il Ta acheté : tout le mond pouvait en faire autant^ ». « Montrez, dit-il ailleur ô moucher Bacchius, votre zèle pour les choses sacré en multipliant les sacrifices, en accomplissant avec e?

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