‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 210 sur 324 · Opi. Mil, II, p. 54; vi, p · texte numérisé non relu

Opi. Mil, II, p. 54; vi, p

rencontrait quelque résistance, il bannit Éleuze avec une partie du clergé de la métropole, sous prétexte que révéque poussait le peuple à T insurrection par une propagande trop active et se faisait soutenir dans sa rébellion par les monnayeurs et les drapiers, les deux plus puissantes corporations comnierçantes de la ville '.

D'autres fois, enfin , Tindignalion de voir Terreur reprenant possession du sol conquis par la vérité emportait le zèle des chrétiens au delà des bornes prescrites par la légalité stricte et par la prudence ordinaire des règles ecclésiastiques. Dans la ville de Doristore, en Thrace, la première fois que les pompes païennes, tombées en désuétude pendant des années, vinrent frapper les yeux du peuple, un jeune soldat chrétien, du nom d'Éroilien, ne put contenir sa douleur. Pendant la nuit qui suivit, il pénétra dans le temple, renversa Faulel, brisa les statues et jeta au vent les entrailles de la victime,et les libations. Au point du jour, le désordre apparut, ot le vicaire Capitolin, animé de tout le zèle que la servilité peut donner, commença activement des recherches pour trouver le coupable. Plusieurs arrestations étaient di'jà faites lorsque Émilien vint lui-même se livrer aux mains des bourreaux. Le délit était évident, et le procès ne fut pas long. Sur un ordre de Capitolin, Émilien, d'abord fr appé sans pitié, pendant une journée, de coups de nerfs de bœuf, fut jeté tout meurtri dans une fournaise. Sa jeunesse, son courage, la noblesse de

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