‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 214 sur 324 · s. Grég. Nyss., Vitn S. Marrm.— f^. Bas., Ep. ccxxiii · texte numérisé non relu

s. Grég. Nyss., Vitn S. Marrm.— f^. Bas., Ep. ccxxiii

UK) JULîKN AUGUSTE.

Les pères ont-ils le bonheur qa*il enseigne Tari de h pnrole à leurs fils? Mois des personnes sont venues, qui nous ont dit que vous embrassiez une vie bien supérieure, et que vous songiez plus à vous rendre agréabk à Dieu qu*à gagner de Targent. Alors j*en ai félicité et la Cappadoce et vous-même *. »

Basile, insensible aux complimenls, marchait droit! sou but. Avant de s'établir lui-même dans la retraite, 0 voulut étudier les grands modèles de vie solitaire que donnaient les Éphrem en Mésopotamie, les Hilaire en Palestine, et en ftgypte l'innombrable postérité d'Antoine. Uu long voyage fut entrepris dans celte pensée unique, voyage plein de difficultés au milien des agitations du schisme et des souffrances de TÉglisc , mafe aussi plein d'édification et de joie. Passant tour c^ tôor des montagnes au désert, partout il trouvait Taccaeil d'un frère; partout il partageait la table frugale et M cellule rustique; partout il admirait l'abstinence dans la nonniturc, la patience dans lesfaligues, la constance dans les prières le sommeil vaincu, et toutes les nécessités de la nature foulées aux pieds, et, h travers la faim , la soif, le froid et la nudité , la force divine drcs-niit indomptable. Dans son ardeur de tout contiaf Ire pour tout mettre à profil, il ne négligeait pas mêm la société des philosophes païens respectables qui pouvaient lui donner quelque modèle de la pratique d

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