Misop.j p
avoir soin que les pauvres ne soient pas opprimés par les riches, supporter dans cette pensée les haines, les colères, les injures, ne point s'en offenser, ne point se livrer aux emporlempnls de son cœur, mais le gouverner et le contenir ; si c'est aussi une partie de la tempérance de s'abstenir en public de tout plaisir, même de celui qui n'est ni tout à fait déshonnête , ni entièrement honteux, parce que l'on pense qu'on ne peut être sage dans son intérieur si l'on est dissipé au dehors, et si on se plait au théâtre ; si tout cela est la tempérance, mais tu te perds et tu veux nous perdre avec loi : c^r nous ne pouvons supporter l'idée d'une telle servitude. Obéir aux Dieux et à nos lois!... Non vraiment, la liberté est trop douce '. Et quelle n'est pas ton hypocrisie! Tu ne veux pas qu'on t'appelle Seigneur: tu ne supportes pas ce nom, et tu t'en indignes; tu as ^ même persuadé à beaucoup de personnes, qui y étaient «^ accoutumées, tie le supprimer comme une désignatioii^r:: odieuse j mais tu nous forces à servir les magislrals elT ^ les lois, et cependant combien ne seiait-il pas plus com mode (le le donner le nom de rnaîlrc, et d'élre libre e: vérité ! Tu parais aux regards le plus doux des homme
en fait, tu es le plus dur à servir. Tu nous tues quai ?(/
lu nous forces, riches, à être justes au tribunal; pa^ mvres, à ne pas calomnier les riches; quand lu renvo%^ nos comédiens, nos mimes, nos danseurs. Voilà sep/