et 9» canons
î. 20« canon.
ATHANASE A ROME. 8l
eux avaient pensé à y joindre une nouvelle profession de foi, pour confirmer celle de Nicée; mais le concile repoussa très-vivement cette proposition et ne se jugea point digne de rien ajouter à l'œuvre de TEsprit divin proclamée par TÉgiise entière ^
Le concile avait raison. Impuissante à prévenir les maux de l'Église, et même à panser ses plaies ; frappée de stérilité par l'obstination rebelle d'une moitié de ses membres; decréditée de très-bonne heure dans une grande partie du monde chrétien, par les calomnies des hérétiques, la réunion de Sardique n'était pas destinée à l'honneur de prendre rang parmi ces comices universels de l'Église, auxquels a été promise l'infaillibilité doctrinale. On ne compte pas le concile de Sardique, malgré sa respectable autorité, parmi les conciles œcuméniques 3.
Un dernier espoir de paix restait encore ; c'était d'obtenir de l'empereur Constance, par les sollicitations de son frère» qu'un libre cours fût laissé aux destitutions et aux réintégrations prononcées. Constant se prêta à faire à
1. s. Athan., t. i, p. 576. — Le texte cité par ce saint est si positif qull condamne absoloment , comme apocryphe , la formule de foi attribuée par les écrivains, Socrate et Sezomène, au concile de Sardique.
î. La question de savoir si le concile de Sardique doit être tenu pour œcuménique, a été souvent agitée. On peut lire à ce sujet Baronius [Ann. 347, §7) qui incline à reconnaître l'œcuménicité; Tillemont (S. Athanase, note 71), qui laisse la question dans le doute; Hefele {Concilien-Geschichte, t. 1, p. 596 et suiv., et aussi p. 50 et 51 ). La grande majorité des canonistes a conclu contre l'oecuménicité.