‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 68 sur 324 · Philostr., m · texte numérisé non relu

Philostr., m

2. Cod, Theod. Ohron., p. 49 ; vu, t. 1,1. 4. — Jul., Or, i, p. 77, 78.

espérance. Peut-être aussi comptait-il peu s'exposer personnellement au péril de la mêlée.

Sa marche vers TOccident fut pourtant prompte et résolue. Il traversa Constantinople, dont les habitants étaient livrés a un grand elTroi. Sa présence et son attitude déterminée les rassurèrent ^ A Héraclée, il reçut une nouvelle députation de Magnence , à laquelle , par une faiblesse insigne , Yétranion avait consenti à s'associer. Magnence lui demandait en mariage sa sœur Constance, et lui offrait pour lui-même sa propre fille. Constance se montra encore inflexible > et ne ralentit pas un instant sa marche^. Zonare raconte que, remarquant quelque ébranlement dans ses troupes, il feignît d'avoir aperçu en songe l'ombre de Constantin qui lui défendait d'entrer en relations avec le meurtrier de son fils, et qu'il ranima ainsi le courage des soldats qui défaillait. Au pas de Sucques, défilé qui garde l'entrée de la Dacie, Yétranion l'attendait avec toute son armée rangée en bataille, mais sans manifester d'intentions décidément hostiles. Il eût été trop hardi de le sommer ouvert tement de se soumettre : Constance entra en pourparlers avec lui, et lui demanda une entrevue pour s'entendre sur les conditions d'une alliance, et concerter une attaque commune contre Magnence. Une estrade fut dressée en vue des deux armées, et les deux chefs y montèrent. Constance, usant de la prérogative de son rang, prit la pa-

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