Jul. Mis., ioc, nt
i. S. lîrCh'- Naz , Or., iv, 23. — Lib., Or., x, p. 263. — Soc, m, 1. — Ku'iaiH». Vif. Sùph. Mn.rim. — Théod., m, 2.
LA JEUNESSE DE JULIEN. 2tl
lien, toujours entravée pour un motif ou pour un autre» n'avait point été achevée *. Il semblait que Dieu refusât ses offrandes. Puis» dans les exercices de rhétorique que Ton faisait composer aux deux frères, Julien s empressait de prendre le parti du plus faible; il se donnait presque toujours le rùle d*avocat du paganisme : c'était un jeu à la vérité, mais il s'y obstinait un peu plus que de raison, et ne se laissait battre qu*à la derjiière extrémité ^. Le jeune homme témoignait aussi, disait-on, un goût marqué pour l'observation des astres : on Tavait surpris , contemplant avec enthousiasme Téclai d*un l)eau soleil d*éié,ou perdu dans Tadmiration d'une nuil ^toilée, ce qui faisait craindre qu'il n'eût peut-être quelque propension pour le culte de Mithra, emblème de Vaslre du jour, ou quelque faibles^e pour les visions de l'astrologie judiciaire.
Aucun motif de préférence ne portait Constance à s'éloigner du choix naturellement indiqué par le droit de l'âge. Gallus fut donc désigné pour recevoir la dignité de César, et Constance le manda pour lui en remettre les insignes. La cérémonie se fit avec des précautions qui indiquaient assez que la nécessité seule taisait violence aux instincts jaloux du fils de Constantin. On enjoignit à Gallus de prêter sur l'Évangile, en présence de plusieurs évéques, le serment solennel qu'il n'entreprendrait rien contre les droits de son cousin. Puis on lui