‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 5)Chapitre 89 sur 324 · s. Athau., ad Sol., p · texte numérisé non relu

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était connu peu de jours après à Milan, par le récit que Teunuque fit à son retour, et tous les courtisans, à Tenvi, envenimèrent aux yeux de Constance la conduite du malheureux pontife*.

Il ne fut pas longtemi)s, en effet, sans voir arriver à Rome des émissaires chargés de le conduire, de gré ou de force, à Milan. Conformément à la conduite habituelle de Constance, qui n'employait la violence qu'à la suite d'une longue ruse, ce ne fut pas par un commandement positif, mais par un mélange d'insinuations et de menaces, que le préfet de Rome, Léonce, eut ordre de hâter le départ du pape. On interdit à toutes les personnes de distinction d'entretenir aucune communication avec lui, el on les surveilla de près, épiant leurs paroles et leurs démarches. On fit ainsi un vide complet autour du pontife. Ses amis le fuyaient : les sénateurs, les dames de qualité, avec qui il était en relations, quittaient Rome pour aller se cacher à la campagne. Aux portes de Rome, sur le port, il y avait des espions placés pour tenir note de tous ceux qui se rendaient au palais épiscopal. Le séjour de la grande cilé devenait insupportable, et la terreur régnait partout dans les rangs des chrétiens ^.

Contraint par cette violence déguisée, plus qu'il n'eût été par la force matérielle, Libère se décida enfin, la mort dans Fâme, à se diriger vers Milan. On le fit partir

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