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à fait dans leurs rangs, passa plusieurs années de sa jeunesse. Dans cette vie à la fois d'aTentares et de prière, sous l'action de la grâce et du repentir, et par Tessor d'une imagination naturellement originale, se développa chez Éphrem une éloquence émue et poétique, pleine d'onction. Il avait par excellence ce que , dans le touchant langage ée la piété mystique, on appelle le don des larmes ^ a II était plongé, dit un pieux bic^raphe, dans un abime de componction. » « L'Esprit-Saint, dit Grégoire de Nysse, lui avait domié une source si merveilleuse de science, qu'encore que les paroles coulassent de sa bouche comme on ftorrest» elles étaient trop lentes pour exprimer sa pensée. Quelque prompte que fût sa langue, elle ne pouvait suffire à l'abondance d'idées que son esprit lui fournissait. Elle dépassait la vitesse des autres inlelligences, mais ne pouvait suivre la sienne. Et c'est pourquoi Tondit que oe grand homme pria Dieu de modérer ce flux inépuisable, eh loi disant : Retenez, Seigneur, les flots de votre grâce. Car cette mer de science, qui voulait sans cesse se décharger par sa langue, l'accablait de ses flots ^. -» Les écrits de saint Ephrem, presque tous composés dans la langue syriaque, qui était l'idiome populaire de la Mésopotamie, et qu'il avait ployée, malgré sa rudesse, aux règles d'une versification harmonieuse, conservent, même à travem
1. s. Grég. Nyss.. EncomiumEphrœm, Syr.^àaooB les œuvres greoguof de ce saint, 1. 1, p. 7.
a. s. Grég. Nyss., t6.,p. IL
LA J£l»I3iS£ VS. JFL.
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vaux qu'il avait faits, Sapor retint la rivière dans de hautes digues,puis, quand une masse d'eau suffisante lai parut accumulée, il lâcha subitement les écluses, et le flot vint battre de tout son poids contre les murailles. Une grande partie des remparts céda à ce débordement artificiel, et une brèche de cent coudées fut ouverte. L'assaut donné immédiatement aurait infailliblement emporté la ville, sans un orage effroyable qui vint en aide à la défense héroïque dés habitants, en éblouissant les regards des Perses par une succession d'éclairs, et en chassant dans leurs visages une pluie abondante. Il fallut renoncer à profiter de l'avantage et à pénétrer dans la ville ce jour-là *.
Dès le soir, tous les habitants, toujours excités par Jacques et Ephrem, étaient à l'œuvre; et, pendant qu'une épaisse colonne d'hommes armés défendait la brèche, d'autres travaillaient à élever par derrière un second mur. On aime à penser que, pendant cette longue nuit passée au travail, ces pieux ouvriers répétaient quelque cantique d'Ephrem semblable à celui-ci, composé on ne sait à quelle veillée de Noël :
« Joyeux doit être Thomme qui veille, puisque celui qui veille toujours est venu pour nous éveiller... Ne veillez point comme l'usurier, qui pense pendant la nuit à l'argent qu'il a placé, qui calcule son capital .. et son intérêt. Né veillez point comme le voleur qui à enterré le sommeil avec son larcin dans la terre. Il