‹ L'Eglise et l'Empire Romain au ive siècleChapitre 56 sur 137 · I. «^ ^plIRfl^ Wflrf. ir«ri» odM, tt · texte numérisé non relu

I. «^ ^plIRfl^ Wflrf. ir«ri» odM, tt

Ul.

même qui était venu se mettre à- la tète de la garnison, et il s'emportait contre ceux qui lui avaient assuré que cet empereur était retenu à Antioche. Dans cette persuasion, il envoya un héraut défier Constance d'en venir à une bataille. « Qu'il sorte donc votre empereur, s'écriait-il, qu'il vienne combattre contre moi, ou qu'il me livre sa ville*. » Son messager revint bientôt, chassé par les risées des habitants, qui se raillaient de sa méprise, sans vouloir la lui expliquer. Les Mages présents au camp juraient de leur côté qoe c'était un ange qui était venu pour défendre la ville, et répandaient l'effroi dans tous les rangs.

Témoin de ces perplexités et s' apercevant du ralentissement de l'attaque, Éphrem conseilla à Jacques de monter sur la plus haute tour du rempart, et d'accabler l'armée ennemie tout entière de la malédiction du Dieu vivant. «Dieu, s'écriait-il, a fendu la muraille de la ville pour nous enseigner sa justice : il Ta rétablie pour enseigner à nos ennemis sa miséricorde'. » Jacques suivit son avis, et à peine s'était-il mis en devoir d'appelerla colère dé Dieu sur les ennemis des chrétiens, qu'au récit de Théodoret, une nuée de mouches venimeuses, armées de dards, se répandit dans les rangs des Perses, et causa par ses piqûres d^affreuses douleurs aux hommes, et surtout aux chevaux et aux éléphants. Ces animaux, perdant toute patience, se cabraient, rom-

Page 1