Théod., Il
^ Jigéré dans des affaires qui ne le concernaient pas * . Des ç umeurs persistantes l'ayant dénoncé, une réunion de Ile lusieursévêques assemblés en un même lieu, un synode, -comme ces gens disent *, Téloigna du poste sacré qu'il occupait. Car on disait qu'il était versé dans l'art de consulter le sort et de tirer des augures du vol des oiseaux. B avait souvent prédit l'avenir, et on racontait encore de lui d'autres choses tout à fait étrangères à la loi dont il était le ministre. C'est cet homme que Libère avait reçu commandement de l'empereur île chasser, par un ordre écrit, de son siège épiscopal. Libère pensait d'^thcuiase comme tout le monde 3, mais il refusait avec obstination de le proscrire, répétant très-haut que ce serait le dernier des crimes de condamner un homme qu'il n'avait ni vu, ni entendu \ Il résistait ninsi ouvertement au désir de l'empereur; et celui-ci, très-ennemi d'Athanase, bien qu'il eût déjà accompli sa volonté, s'efforçait cependant, avec une grande ardeur, de faire confirmer sa sentence par cette autorité supérieure
4. Amm. Marc, xv, 7 : Ultra professionem altius se efferentem sciscitariqiie conatum externa.
5. Cœtus in unum qusesitus ejusdem loci multorum, synodus, ut appellant.
3 . Paria sentiens cœteris, dit le texte. Le sens de cette phrase est énigmatique. Les autres, cœieri, sont-ils les évêqnes qni cpndainuaient Athanase ou ceux qui Tapprouvaient ? J'incline à penser qu'A m mien, ayant vécu à la cour, croyait naturellement Athauase condamné par la majorité des évoques, d'autant plus que Libère évitait de prendre directement sa défense, se retranchant derrière Tirrégularité de la procédure pour ne pas se prononcer.
4. Perseveranter renitebatur, nec visum homiuem, nec aaditum damnare^ nefas ultimum ssepe exclamans.
qui appartient aux évoques de la ville éternelle '. » L'observateur sagace, mais prévenu, qui assistait aux débats de l'Eglise avec ce mélange singulier d'admiration et de préjugés, était alors jeune et caché obscurément dans la compagnie de gardes qu'on nommait les Protecteurs. Il avait accompagné à Milan son général, le maître de la cavalerie, Drficin, prévenu d'avoir prêté son concours aux machinations supposées de' Gallus. Car l'inquiète jalousie de Constance suivait de tous les côtés à la fois, et comme sur toutes les pistes, tout ce qui pouvait troubler son pouvoir ; et pendant toute la durée du concile, concurremment avec l'instruction ecclésiastique, d'autres procès s'étaient suivis, |
dérables qui avaient approché le jeune César pendant la courte durée de son règne à Antioche*. Presque à l'heure même où Libère était emmené vers laThrace, un jeune homme, victime de la même oppression, quittait aussi par la même route le palais impérial, après six mois d'angoisses et de contrainte. C'était le prince Julien, mandé à la cour aussitôt après la mort de son frère, et qiù n'avait dû son salut qu'à l'extrême prudence de sa conduite et à la gracieuse intervention d'une femme.
Julien était naturellement désigné aux soupçons de son redoutable parent ; si Gallus avait eu des desseins
1. Licet scirA* impletuin, tameu auctoritate quoque, qaa potioiei seternae urbh .;QiflOopSt finuari de&iderio nitebatur ardenti.