‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 77 sur 268 · Hagenmkyer, Chronol · texte numérisé non relu

Hagenmkyer, Chronol

3. Sur le titre de Godefroi, voy. Dodu, Les Institut, du royaume de Jérusalem.

Chypre, on lui élut un successeur et l'on choisit Arnoul de Rohez, chapelain de Robert Courte-Heuse; il fut le premier patriarche latin de Jérusalem. A peine installés dans leur nouvelle conquête, les chrétiens eurent d'abord à repousser une tentative du calife fatimite pour reprendre la Palestine; une armée égyptienne fut baltue par les croisés à Ascalon, le 12 août 1099, et ils revinrent à Jérusalem chargés de butin MMais si des villes importantes étaient occupées par des garnisons franques, le plat pays était encore au pouvoir de bandes de Bédouins pillards et les communications n'étaient même pas assurées entre Joppé (Jaffa) et Jérusalem. Les Turcs tenaient encore plusieurs places maritimes et chaque jour de nouvelles bandes de croisés reprenaient le chemin de l'Europe. Au nord la rupture avait éclaté entre Alexis et Bohémond qui cherchait à arrondir sa principauté d'Antioche aux dépens du territoire byzantin. En juillet 1100, dans une expédition contre les Turcs, Bohémond lui-même fut fait prisonnier 2.

La situation des croisés était donc fort précaire : aussi dès que la nouvelle de la prise de Jérusalem fut connue en Occident, où elle excita un grand enthousiasme, on commença à organiser des expéditions qui apporteraient des renforts en Palestine. Avant sa mort qui eut lieu le 29 juillet 1099, le pape Urbain II eut la joie de voir la plupart de ses anciens ennemis, et jusqu'à des parents de l'antipape Guibert, prendre la croix 3. En Italie, en France, en Allemagne le mouvement fut général. Une première armée composée de Lombards traversa la Dalmatie et la Bulgarie et, après avoir

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