‹ L'Église et l'Orient au Moyen ÂgeChapitre 79 sur 268 · Albert d'Aix, YIII, 26 et suiv · texte numérisé non relu

Albert d'Aix, YIII, 26 et suiv

tine; les autres s'engagèrent à travers l'Asie Mineure el furent presque tous massacrés par les Turcs près d'Héraclée \

Les débris de cette croisade de 1101 s'étaient réfugiés à Antioche où Tancrède avait pris la régence, mais en 1103 Bohémond, délivré de sa captivité moyennant une rançon, vint reprendre sa lutte contre l'empire byzantin. Laissant Tancrède aux prises avec une flotte impériale et une armée turque, il se rendit en Occident pour chercher des secours, reçut un accueil triomphal en Italie et en France ^ et, après avoir recruté une armée, attaqua l'empire byzantin, comme autrefois Robert Guiscard en assiégeant Dyrrachium. Cette entreprise échoua complètement; assiégé lui-même dans son camp par les troupes impériales, Bohémond dut faire sa soumission. Par le traité de Déabolis il se reconnaissait l'homme-lige d'Alexis et de son fils, s'engageait à ne rien entreprendre contre eux, à leur restituer toutes ses conquêtes ; en échange l'empereur lui cédait Antioche à titre de fief, à condition que le patriarche en serait toujours un Grec choisi dans le clergé de Sainte-Sophie (1107) ^. La mort de Bohémond (1111) vint enlever à Alexis l'avantage de ce traité ; Tancrède refusa de l'exécuter et garda Antioche qui resta indépendante de l'empire ^.

Pendant ces luttes les états chrétiens de Palestine se fondaient lentement, Godefroi de Bouillon était resté à Jérusalem avec deux cents chevaliers ; après sa mort (18 juillet 1100), une ambassade des barons alla inviter son frère Baudouin, comte d'Edesse, à recueillir la sei-

1. Ekkehard, 23 elsuiv.). {M. G. SS.,VII, p. 234 suiv). — Albert d'Aix, VIII, 34. I

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