Lebreton, Études, 15 octobre 1918, p
maîtrise officielle de l'UIiraine. . . Le germanisme se croyait encore, à cette date, le tout prochain vainqueur. Mgr Sapieha, prince évêque de Gracovie, avait fait preuve de prudence et de perspicacité en omettant d'ordonner un Te Deum lorsque la Prusse et l'Autriche, avec une mensongère emphase, avaient proclamé l'indépendance de la Pologne , il avait simplement commandé des prières à l'Esprit-Saint pour que son peuple se dirigeât bien i.
Péniblement victorieuse de ces suprêmes embûches, la « libre et orthodoxe république de Pologne, -» comme autrefoisla qualifiaient les Papes, a fait une belle rentrée dans la vie. L'Église était là, comme il convenait. Benoît XV expédiant aux évêques de Pologne, en avril 1918, le préfet de la Vaticane, Mgr Ratti, l'avait prévenu qu'il trouverait là-bas « un peuple incomparable pour son