‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 138 sur 222 · I faut lire évidemment super [avit · texte numérisé non relu

I faut lire évidemment super [avit

Ce premier exemple donne une idée de l'extrême concision des annales, de leurs divergences et de la difficulté de les interpréter.

Les deux premières colonnes sont identiques, sauf une addition du n° 1 à l’année 753. Mais le n° 2? n’est pas sûr de la date 751 pour l’avènement, de Pépin, et il ajoute entre parenthèses, 749 vel 750. Le n° 3 qui est porté dans la troisième colonne, offre des différences importantes. L’avènement de Pépin est descendu d’une année à 7952, et l’expédition en Italie au contraire est remontée de 755 à 754. Mais la leçon paraît plus correcte, car, de la petite phrase, Langobardos superavit in gladio, le n° 1 n’a retenu que le premier mot, Langobardos, qui étant isolé n'offre aucun sens, et le n° ? a eu raison de le supprimer. Le n° 3 est mieux informé également sur la deuxième campagne, qui a été d’abord entièrement omise dans les n° 1 et 2. On a ajouté ensuite dans l’espace resté vide, à l’année 757, les mots Franci obsiduni Papiam, ce quiest une

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réminiscence du siège de Charlemagne qui a eu lieu vingt ans plus tard. :

Enfin, tandis que les n®% 1 et ? avaient omis primitivement la seconde expédition en Italie, le n° 3, de son côté, ne mentionne pas le voyage du pape, placé dans les deux autres à l’année 754, au lieu de 753. - |

On se demande finalement ce qu’on peut tirer de pareils documents, puisqu'il faudrait commencer par les corriger, au moyen de ce qu’on sait d’autre part.

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