AVAKT-PROPOS DU TRADUCTEUR
Ce livre est une traduction; il n'est, ne veut être et ne devait être que cela. Lorsque nous avons accepté la tâche de traduire, nous avons promis de nous montrer scrupuleux. Nous ne pensons pas avoir failli à cet engagement.
Peut-être nous sera-t-il permis de reproduire ici une phrase ou deux de l'Introduction d'un opuscule allemand, que nous traduisions en 1876. « En premier lieu, disionsnous, comme le lecteur ne tardera pas à s'en apercevoir, nous avons sacrifié l'élégance, et même, si nous n'avons pu faire autrement, la correction à la fidélité. Puisqu'un traducteur doit être un traître, nous préférons trahir notre langue, que chacun connaît, que la pensée de notre auteur. » Notre méthode n'a point changé. Tel l'ouvrage nous a été remis en anglais, tel nous le donnons en français. Si donc nous nous sentons responsable de la forme, quelle qu'elle soit, nous laissons aux auteurs toute la responsabilité du fond.
Si maintenant nous étions appelé à donner notre opinion sur l'ouvrage lui-même, quelques lignes suffiraient à la résumer. Ce qui en fait, à nos yeux, le très réel mérite, c'est qu'il abonde en détails sur la situation intérieure de l'Église primitive. Sans doute les destinées extérieures de l'Église y occupent leur place normale, mais l'effort des auteurs a porté sur le côté intérieur et intime de son histoire. Leur œuvre en tire donc un caractère et une importance à part.