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LA FRANCE ET GENÈVE

Henri IV à diverses missions auprès des puissances protestantes *. Son ami Casaubon fait ainsi son oraison funèbre (1607) : « Le roi a perdu un fidèle ministre, l'Eglise un homme excellent, purioris religionis studiosissimum -. » Il intervint souvent dans les affaires pendantes entre l'Eglise de Paris et celles de Hollande.

Un de ses successeurs, qu'il avait pu rencontrer à Ablon, Aubery du Maurier, enverra ses trois fils (de 1621 à 1624) à Leyde sous la surveillance (assez illusoire) d'un précepteur. Ils prennent pension successivement chez le gendre de Du .Ion, chez « un garnement de Lorraine, » enfin chez une ancienne servante de Scaliger, où logeaient plusieurs écoliers béarnais : les Parisiens rencontraient ainsi sur les bords du « vieux Rhin » nombre de compatriotes et coreligionnaires des quatre coins de la France :\

§ 2. Genève

En même temps qu'il soutient contre les Espagnols les protestants des Provinces-Unies, Henri IV protège alors contre le duc de Savoie la ville de Genève. Quelques années plus tard le Mercure françois insiste sur ce que cette protection à une cité hérétique, de la part du roi très chrétien, « n'est pas un fait de conscience, mais un fait d'Etat 4. ».

L'échec de l'Escalade (12 décembre 1602) avait fort mécontenté le P. Coton. Dans son grimoire 5 il dit au démon qu'il vou-

(Joseph-Juste Scaliger, fils du grand érudit, et autre protestant qui fut ami intime de Busenval) à un savant berrichon, M. Labbé. « Messieurs des Estais en firent l'enterrement à leurs despens. Un superbe mausolée lui fut élevé avec une inscription latine » (L'Estoile, Mémoires journaux, t. VIII, p. 311 et X, p. 49).

1. Les « pouvoirs donnés à MM. Jeannin et de Buzenval de traiter avec les Pays-Bas, » datés de Monceaux, sont du 4 août 1607 (Bibl. nat., ms. fr. 13517) ; nous avons dit que Jeannin avait été mêlé à l'exécution de l'Edit de Nantes à Paris.

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