li. h. p., 1002, p
2. A L'angle des rues Valette et de I. anneau. CI'. /•';•. prot., 2 éd. t. V, col. 93.
chrestien et catholicque, » mais entend par là membre de l'Eglise universelle, comme l'ont fait d'autres protestants, car il « veult et ordonne que là par où il déceddera son dict corps soit inhumé et enterré au lieu le plus proche qu'il sera advisé par son exécuteur et destiné pour ceulx de la religion réformée, de laquelle il faict profession, sans aultres solempnitez que ceux que l'on a accoustumé de faire à ceulx de la religion réformée 1. » D'abord imprimeur-, il avait publié des ouvrages que la Sorbonne allait censurer •"•. Son logis en était tout proche (rue des Carmes) 4. Lorsqu'il mourut il fut enterré, suivant sa volonté, au cimetière protestant de la rue des Saints-Pères (1606). Entre autres médailles d'un dessin remarquablement pur et gracieux on lui en doit une (de 1602) à l'effigie d'Henri IV •"'. Sur le revers le roi paraît armé de la massue pour terrasser le duc de Savoie, ennemi catholique de Genève : cet emblème sera attribué bientôt avec une signification inverse à Louis XIII vainqueur des Rochelois hérétiques {\ et c'est le fils d'Henri IV que Malherbe appellera « ce nouvel Hercule. »
La charge de « contrôleur général des effigies » vacante au moment de la mort de Ph. Danfrie le jeune (1604) fut disputéi
1. Mazerolle, les Médailleurs français du xve au xvne siècle, dans la Collection des documents inédits sur l'Hist. de France, 1901, t. I, p. 207.
2. En 1559 il publie avec Richard Breton « La civile honnesteté pour les enfans, » in-8° de 32 feuillets (Biblioth. du baron Pichon, catalogue de 1897, n° 198).
3. D'Argentré, Collectif) judiciorum, etc., II, f. 277. Cependant en 1582 il avait obtenu une « information de bonne vie, mœurs et religion catholique » (Mazerolle, I, p. 141).
4. Cette adresse se trouve dans un acte que nous avons relevé parmi les minutes de Me François (1606, n" 200) : Bail fait à Loyal Deverel, demeurant au faubourg Saint-Germain, par Philippe Danfrie « graveur général des monnoies. » L'église Saint-Hilaire où son fils avait été enterré est en haut de la rue des Carmes.
5. Obvers : Buste d'Henri IV de profil à droite, vêtu de la peau du lion de Némée. Au-dessous : PI (ou PH) DAF (Philippus Danfrie fecit). Sur la tranche du hras est la date 1602. Légende : ALCIDES. HIC. XOVVS. ORBI. ■ — Revers : Hercule (sous les traits d'Henri IV) terrassant un centaure à coups de massue. Légende : OPPORTVXIVS (allusion à la conquête de la Bresse et aux affaires de Savoie).
6. C'est ainsi qu'on voit la massue sur un des panneaux de la salle du trône à Fontainehleau, contiguë à la chambre où Louis XIII est né, et la cheminée de cette salle est ornée d'un portrait de Louis XIII avec la devise : « Erit hœc quoque cognita monstris. »
LES DANFRIE ET LES DUPÎtÉ
par deux concurrents : Guillaume Dupré et Jean Pilon, dont le premier au moins (gendre du sculpteur Prieur), était protestant l, 11 fut décidé qu'ils exerceraient simultanément ces fonctions, et pour apprécier leur savoir-faire, la cour des monnaies ordonna qu'ils exécuteraient l'effigie du roi -. C'est peut-être de cette époque que date une belle plaquette ovale représentant Henri IV de face en habit de cour avec le collier de l'ordre du Saint-Esprit !. De 1603 et 1605 datent trois superbes médailles en bronze du roi et de la reine 4 qui furent suivies de beaucoup d'autres 5. Les lettres patentes du 22 décembre 1608 attribuent à G. de Pré « sculpteur et controlleur général des poinçons des monnaies °, » un logement dans la grande gallerie du Louvre.
Comme les deux Danfrie, G. Dupré excellait aussi à faire des portraits « d'après le vif, en cire, » et aussitôt après la mort du roi c'est lui qui fit l'effigie qu'on voit exposée au musée de Chantilly dans la galerie de Psyché. henri iv
Son fils Abraham lui succédera (1639). Par G- DuP,é
1. La Fr. pret., 2e éd., V, 906, ne fait que mentionner le baptême de son fils à Charenton (1612).