‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 375 sur 558 · ÉTAT DES LIEUX EN I · texte numérisé non relu

ÉTAT DES LIEUX EN I

L'Hôtel de la Rivière comprenait un grand corps de logis avec <( grand portail, tourelles de pierre de taille, salle et galeries, » et diverses dépendances : étables, bergeries, etc. Sur le plan de Paris de Mathieu Mérian l on voit très bien ce petit château flanqué de quatre tourelles, dans un jardin planté d'arbres et clos de murs ; en arrière — à droite, à cause de la perspective imparfaite — est l'église de Saint-Maurice ; en avant, à droite également, les ruines d'une chapelle dominent Charenton ; plus à droite encore, sur le même plan que le château, un édifice à grand toit et clocheton n'est autre que le temple.

Les patientes recherches de MM. Read et Douen ont abouti à des conclusions assez précises en ce qui concerne le second temple de Charenton, mais ils ne possédaient encore que des données très vagues relativement au premier temple.

Sans être arrivé encore à une précision absolue nous avons pu cependant déterminer par exemple remplacement de ce premier temple. Après la construction du second, les documents du xvn" siècle parlent souvent d'une cour sur l'emplacement du premier, près de l'Hôtel de la Rivière. Cette cour avait 23 toises (44 m. 82) sur 10 toises 4 pieds (20 m. 78). Nous savons d'autre part que des cercueils furent à diverses reprises mis en dépôt provisoire dans le caveau du premier temple, qui subsistait après la destruction de l'édifice lui-même en 1621 -. Or on voit encore à l'ouest de l'ancienne école libre de filles (maison consistoriale jusqu'à la Révocation) un espace rectangulaire aujourd'hui converti en jardin, au milieu duquel se trouve une assez vaste cave avec voûte en berceau. Ce sont évidemment les fondations du premier temple 3.

Soit qu'on arrivât de Paris par le chemin haut, soit qu'on montât du bord de la Marne par la petite ruelle longeant le mur du fief de la Rivière depuis la tourelle, on apercevait en contre-

1. Plan de la ville, cité, université et fauxbourgs de Paris 1615 ; autre tirage de 1621, à la bibliothèque historique de la ville de Paris. Le plan de C. Vischer en 1618 se borne, sur ce point comme sur tous les autres, à reproduire celui de Mérian. En 1630 encore (après la destruction de ce premier temple) Melchior Tavernier, protestant parisien, fait de même.

2. Ainsi celui de Gassion en 1647 et probablement aussi celui de la duchesse de Rohan en 1660 (Gazette du 30 octobre 1660, p. 1090).

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