Ci-dessus, 2" partie, eh. V, S
5. Apologie pour le serment de fidélité que le Sérénissime Roi/ île la Grand' Bretagne requiert de tous ses sujets, tant ecclésiastiques que séculiers, premièrement mis en lumière sans nom, maintenant reconnue par l'auteur. A Londres, chez Jean Norton, 1609, in-8", avec un portrait de Jacques Ier par Thomas de Leu.
474 l'église réformée de paris sors henri iv
exemplaire à chacun des monarques d'Europe : Henri IV remit le sien au P. Coton, et l'ouvrage royal fut interdit en France i. Il s'y répandit pourtant, et, à en croire le Mercure -, « ceux qui étaient de religion protestante reçurent l'Apologie avec action de grâce. » Du Moulin, lui aussi, avait personnellement reçu un exemplaire !; le bruit courut qu'il allait faire paraître une traduction française. Le nonce du pape se plaignit, et le chancelier manda le trop copieux écrivain pour lui interdire une telle publication « (juillet 1609).
Après avoir jeté ce coup d'œil sur les rapports officiels et personnels entre catholiques, anglicans et réformés, tant à Londres qu'à Paris, pendant ces dernières années du règne d'Henri IV, revenons à notre temple de Charenton.
1. Le gouvernement français avait déjà interdit la publication en France de la proclamation faite par Jacques Ier lors de son avènement, parce qu'il s'y qualifiait « roi d'Angleterre, de France, etc. » (Dépèche de l'ambassadeur vénitien du 14 avril 1603, Relazioni, etc., publiés à Venise en 1857, Francin, t. I, p. 48).