ÉTUDIANTS PARISIENS A GENÈVE ET SEDAN
En 1()08 un autre étudiant parisien, Jean Renard ou Regnard, est inscrit au « livre du recteur » à Genève 1.
L'Eglise de Paris entretenait aussi des étudiants en théologie à l'académie de Sedan ; ainsi, dans les premières années du XVIIe siècle, René de Losse de la Touche, fils aîné de l'un des aumôniers de Catherine de Bourhon -. Il avait, suivant les conventions, commencé par desservir une Eglise de l'Ile de France (Compiègne), puis l'avait quittée pour exercer son ministère, comme son
vostre Compagnie d'estre emploies, et elles s'obligeront de leur fournir deux cens livres par an pour leur entretienncment. Ceste Eglise pourra avoir afaire de l'un des deux et autres qui sont de conséquence ; c'est pourquoi nous désirerions que ce fussent jeunes hommes qui fussent d'espérance. Nous en avons parmi nous, mais nous déferons beaucoup à vostre jugement et à la bonne nourriture que la jeunesse a receu parmi vous ; nous vous supplions donc de rechef, de nous vouloir tant obliger que de nous accorder ce que requérons de vous, et nous prions Dieu, Messieurs et très chers frères, qu'il vous augmente ses grâces et bénisse vos saincts labeurs.
De Paris ce 1er août 1607.
Vos humbles et affectionnés amis et serviteurs. Les ministres et anciens des Eglises de l'Isle de France, Picardie et Champaigne.
De Montigny, au nom de tous.
Messieurs et très honorés frères,
Nous vous remercions de la peine qu'il vous a pieu prendre de nous choisir un proposant et approuvons le choix que vous avez fait de M. Pierre de Wackerdorf, espérant qu'étant tel que vous nous les descrivez, il pourra avec le temps servir utilement à nos Eglises. Nous luy escrivons pour l'asseurer de nostre acceptation, et luy envoyons la minute d'une obligation que font les escoliers que nous entretenons à nos Eglises et qu'elles leur font aussy. Nous espérons avec l'ayde de Dieu qu'il n'y aura faute de nostre part à luy fournir les deux cens livres par an, mesmes par advance, et dix escus pour avoir des livres pour le commencement. Nous vous supplions de nous en choisir encore un deuxiesme, et avoir l'œil sur un que nous avons envoie naguères en vostre ville, nommé Courcelles. C'est de la peine que nous vous donnons, mais nous nous asseurons que, selon vostre zèle et affection qu'avez à Padvancement de Christ, elle vous est agréable. Si par deçà nous pouvons quelque chose pour vostre corps ou quelque membre d'iceluy, commandez nous, et nous tascherons d'y apporter tout ce que nous pourrons. Sur ceste asseurance nous prions Dieu, Messieurs vous augmenter ses sainctes grâces. Ce 20 octobre 1607. Vostre très humble frère, entier amy et serviteur. De Montigny, au nom de toute l'Eglise.
1. « Johannes Regnardus, Parisinus » (Bohgkaud, l'Académie <!<• Calvin p. 34D.