‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 511 sur 558 · PROJET DE TESTAMENT DE COUET · texte numérisé non relu

PROJET DE TESTAMENT DE COUET

ques a maintenant. Je prie mon Dieu qu'il reçoive mon ame à soy pour l'amour de son fils bien aymé nostre seigneur Jésus Christ toutes mes faultes ayant esté lavées et du tout effacées au sang précieux d'iceluy pour ne point empêcher que je n'entre en son royaume céleste. Quant à mon corps si je meurs en ceste ville de Basle je désire qu'il soit mis dans le cimetière auquel on a accoutumé d'enterrer les François et auquel repose celuy de feu ma femme. Et ce avec une toute simple et chrestienne sépulture.

Quant à ce peu de bien que Dieu m'a donné et sur lequel il lui a plus d'estendre tousiours sa saincte bénédiction je declareray icy sincèrement ce qui m'en reste et avec mesme sincérité en disposera}' tant pour damoyselle Anne de Xenot ma femme bien aymée 1 que pour tous mes enfans tant du premier que du second lict, priant madite femme et mes dits enfans de mesurer leur conduite en l'auctorité que Dieu m'a donnée sur eux et de suivre exactement ce que j'auray cy après escrit comme l'ayant ordonné pour ma dernière volonté en toute bonne conscience comme mari de la femme et père de tous les enfants.

Or pour ce que nostre contract de mariage porte premièrement que ce qui sera vendu des biens propres de l'un ou de l'aultre en quoy que ce soit le principal des rentes constituées sera remployé pour estre propre a celui auquel il appartenoit, il est raisonnable qu'on sache ce qui a esté vendu tant des propres des deux femmes que du mien.

Quant aux propres de dam. Barbe Courtois ma première femme bien aymée - il s'en est vendu pour environ neuf cent livres, moy absent en la pluspart de ces ventes et ce par ses plus proches parens, et ce au temps des massacres de France ; mais depuis que fusmes revenus en France nous rachetâmes et Usines bâtir une metayrie à Bussières terre de Mess, de Villarnoul laquelle de compte fait nous est revenu plus de mille francs et comme par le codicille de feu ma femme adjousté a nostre testament il est dit que le survivant de nous deux aura le choix si c'est moy (comme je suis demeuré le dernier) de leur laisser pour mille francs ladite metayrie ou de leur restituer ce qui aura esté tousché d'argent pour les biens vendus appartenans à leur mère, je leur laisse ladite metayrie pour leur tenir place de mille

francs. Elle est maintenant amodiée de vingt boicels mesure de B

par moitié seigle et avoyne et à cinq francs en argent et ce tous les ans. Ainsi cette metayrie de ma solte appartient à mes enfants du premier lict, comme le reste des biens qui appartenoyent à leur mère (Ce « projet de testament » ne va pas plus loin).

1. Il l'avait épousée le 21 niai 1589 (7/. h. /»., 1867, p. 354).

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