‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 69 sur 558 · Benoît, Hisl. de l'édit, t. I, p · texte numérisé non relu

Benoît, Hisl. de l'édit, t. I, p

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lent sa santé. Au commencement de 1004 elle se figura — à tort — être enceinte et paraît avoir été mal soignée par « un docte médecin nommé Loys » (protestant). Le roi lui avait envoyé son propre médecin, du Laurens 1. Elle « s'endormit au Seigneur » le 13 février 1004, à Nancy. « Le corps embaumé et mis en bière fut amené dans Vendôme près du corps de la feue reine sa mère -, comme elle en avait requis Sa Majesté et ordonné par son testament ::. »

Quatre jours après la mort de la duchesse, le Consistoire de son Eglise tenait une dernière séance et constatait qu'elle donnait, pour les deniers des pauvres, une « cotisation ordinaire » de 9 livres par mois, et aussi « quelques deniers d'extraordinaire 4. » C'est un des traits touchants du caractère de Catherine de Bourbon que cette sollicitude constante pour les pauvres et les petits : on la voit faire des démarches en leur faveur : par exemple écrire une lettre pressante au connétable en faveur d'une pauvre paysanne huguenote de Montmorency 5. Sur les registres de l'Eglise de Paris elle apparaît plusieurs fois comme marraine dans des familles de condition modeste, domestiques aussi bien que dames d'honneur ; toute sa maison était composée de protestants (;.

A chaque « ministre de l'Eglise de chez Madame » était versé, pour la durée de ses fonctions, un traitement de cent écus par trimestre7.

1. P. C.AYKii, Chronologie septénaire (1605), 1. VII, p. 456 de l'édition de 1611. Cf. Instructions données à M. de Choiseul-Praslin (Annales de l'Est, 1901, p. 72 ; notes de M. Davillé).

2. Catherine appartenait à la branche des Bourbons qui possédait le comté (puis duché) de Vendôme. En 1562 « quoy que les Ministres fissent tout devoir de les en reprendre », les réformés firent dans cette ville quelques dégâts, et le pi ii s grand mal fut que, parmi les images, le commun rompit quelques sépultures de la maison de Vendôme » (Hist. ecclés. des égl. réf., II, 537 (édition Baum, t. II, p. 633). C'est par représailles que le poète Ronsard, alors curé dans le voisinage, « fit plusieurs courses avec pilleries et meurtres. »

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