J. MERCIER, SEIGNEUR DK GRIGNY
de diverses assemblées protestantes jusqu'en 1015 et mourut en 1026. Digne héritier de l'érudition paternelle, sans briller de ee chef au premier rang, il a écrit d'assez nombreux ouvrages littéraires.
Après comme avant l'année 1599 pendant laquelle on célébra le culte à Grigny, les protestants y reçurent souvent, à titre d'amis, l'hospitalité. En 1007 le pasteur dauphinois Charnier s'y trouve — et sans doute y célèbre un culte privé — le dernier dimanche de l'année 1 ; en pareille saison le voyage devait être fort pénible : la Seine était prise à Paris et « la gelée si grande que de mémoire d'homme il ne s'en estoit veu de semblable 2. » Au printemps suivant, retournant à Grenoble, Charnier s'arrête de nouveau un dimanche à Grigny et note dans son journal le prix qu'il en coûtait alors aux protestants parisiens pour aller alors en voiture à cette distance : « 10e mars. Nous partîmes à deux heures après midi et allâmes coucher à Grigni, payant à Paris pour trois chevaux 3 livres 0 sols, à Villejuif autant 3 1. G s., à Juvisi 2 liv. 1 sol 3. »
Cette même année J. Mercier, malade, reçoit en octobre une visite de Casaubon. En 1020 P. du Moulin, venant d'Alais où il a présidé le synode national, et se réfugiant à Sedan — car le roi a ordonné de l'arrêter — retrouve sur son chemin cette maison hospitalière où, nouvellement consacré, il débutait dans son ministère parisien vingt ans auparavant : « Je m'arrestay à Grigny chez M. des Bordes Grigny mon intime ami et y passay la nuict, et fis avertir ma femme de mon arrivée. Elle m'envoya mon frère Jean... Je pars donc de Grigny au soleil couchant 4. »
Le fils de Josias, Louis Mercier (peut-être l'un des premiers enfants baptisés à Grigny •"-) épousa Madeleine Bigot dont le frère Isaac était seigneur de Morogues près Bourges. Leurs descendants avaient encore une maison à Grigny lors de la Révo-