‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 78 sur 558 · J. MERCIER, SEIGNEUR DK GRIGNY · texte numérisé non relu

J. MERCIER, SEIGNEUR DK GRIGNY

de diverses assemblées protestantes jusqu'en 1015 et mourut en 1026. Digne héritier de l'érudition paternelle, sans briller de ee chef au premier rang, il a écrit d'assez nombreux ouvrages littéraires.

Après comme avant l'année 1599 pendant laquelle on célébra le culte à Grigny, les protestants y reçurent souvent, à titre d'amis, l'hospitalité. En 1007 le pasteur dauphinois Charnier s'y trouve — et sans doute y célèbre un culte privé — le dernier dimanche de l'année 1 ; en pareille saison le voyage devait être fort pénible : la Seine était prise à Paris et « la gelée si grande que de mémoire d'homme il ne s'en estoit veu de semblable 2. » Au printemps suivant, retournant à Grenoble, Charnier s'arrête de nouveau un dimanche à Grigny et note dans son journal le prix qu'il en coûtait alors aux protestants parisiens pour aller alors en voiture à cette distance : « 10e mars. Nous partîmes à deux heures après midi et allâmes coucher à Grigni, payant à Paris pour trois chevaux 3 livres 0 sols, à Villejuif autant 3 1. G s., à Juvisi 2 liv. 1 sol 3. »

Cette même année J. Mercier, malade, reçoit en octobre une visite de Casaubon. En 1020 P. du Moulin, venant d'Alais où il a présidé le synode national, et se réfugiant à Sedan — car le roi a ordonné de l'arrêter — retrouve sur son chemin cette maison hospitalière où, nouvellement consacré, il débutait dans son ministère parisien vingt ans auparavant : « Je m'arrestay à Grigny chez M. des Bordes Grigny mon intime ami et y passay la nuict, et fis avertir ma femme de mon arrivée. Elle m'envoya mon frère Jean... Je pars donc de Grigny au soleil couchant 4. »

Le fils de Josias, Louis Mercier (peut-être l'un des premiers enfants baptisés à Grigny •"-) épousa Madeleine Bigot dont le frère Isaac était seigneur de Morogues près Bourges. Leurs descendants avaient encore une maison à Grigny lors de la Révo-

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