MI
M. LE BARON DB CHABROL, PRBFET DE MONTENOTTE, A S. E. LE MINISTRE DES CULTES.
22 auùt 1809.
MoQseigneur, j'ai remis moi-même à Sa Sainteté les deux lettres que Son Excellence m'a adressées pour elle. Elle les a lues attentivement et m'a annoncé qu'il s'agissait d'une affaire qui exigeait de la méditation, qu'elle y réfléchirait et qu'elle ferait incessamment réponse. Cependant elle m'a dit qu'il lui serait nécessaire d'avoir auprès d'elle un conseil qu'elle pût consulter, en même temps que des secrétaires pour expédier ces sortes d'affaires suivant les formes canoniques. Je lui ai rappelé ce matin les réponses du moins préparatoires qu'elle m'avait promises, mais il m'a paru qu'elle ne s'en était pas encore occupée. Aussitôt que j'apprendrai quelque chose de nouveau à cet égard, je m'empresserai d'en faire part à Votre Excellence.
La santé du saint-père paraît très-bonne ; elle n'a point souffert de son voyage. Elle paraît satisfaite des dispositions prises pour tout ce qui est relatif à son logement et à la tenue de sa maison, elle a bien voulu me le témoigner. Quant à la population de cette ville, elle estégalement respectueuse et tranquille...
PIÈCES JUSTIFlCAÏlVIiS 507
XIU.
LETTRE DE l'eMPEREUR NAPOLÉON 1*"" A H. LE COMTE
BIGOT DE PREÂMENEU.
SchoBDbrunn, 23 septembre 1809.
J'approuve que vous commenciez par faire venir à Paris les cardinau}^ français. Ce premier pas fait, on verra ce qu'il sera convenable de faire pour les cardinaux du royaume d'Italie. Je vous laisse le maître de donner ce que vous jugerez convenable au patriarche qui est à Paris. Sur ce...
Cette lettre n*est pas insérée dans la correspondance de Napoléon l".
M. LE COMTE BIGOT DE PREAMENEU A l'eMPEREUR