‹ L'Église romaine et le premier Empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédits (volume 3)Chapitre 22 sur 81 · Relalion manuseiito italicmu · texte numérisé non relu

Relalion manuseiito italicmu

L'ENLÈVEMENr DU PAPE 111

après, le messager du général Radet remettait en secret à celui-ci, l'ordre de la part du gouverneur de Rome, d'arrèler le pape avec le cardinal Pacci et de les conduire incontinent hors de Rome*. Radet iosista pour un départ immédiat. « Puisqu'il en est ainsi, je cède à la force; mais, répondit le saint-père, vous m'accorderez bien, à moi et aux personnes qui doivent me suivre, deux heures pour faire nos préparatifs de voyage. » Le général Radet assura que ses instructions ne le lui permettaient pas. Si Sa Sainteté voulait donner la liste des personnes qu'elle désirait emmener, il la ferait porter par un officier au gouverneur de Rome, et prendrait à cet égard les ordres de son supérieur.

En moins de dix minutes, l'officier était de retour et rendit tout haut la réponse du général Miollis. « L'ordre de Son Excellence est, dit-il, qu'il faut que le pape et le cardinal Pacca partent à l'instant avec le général Radet. Les autres personnes suivront après ^. » Le pape alors se leva pour se rendre à sa chambre à coucher. Il avait quelque peine à marcher, étant faible et souffrant. Le général R.idel raconte « qu'il le soutint de son bras jusqu'au seuil de la porte, et, la main du saint-père, ajoute-t-il, se

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