Le général Radet, relation de septembre
* d^s que la troupe serait arrivée*. » Une cipconstance importante, à propos de laquelle concordent parfaitement les deux récits du général Radet, c'est qu'il ne reçut d'abord aucun ordre écrit au sujet du pape. Le général TWiollis ne lui remit d'ordre écrit que pour arrêter le cardinal Pacca, et, en cas d'opposition de la part du saint-père, Vordre verbal de l'arrêter aussi et de les conduire tous deux à Florence. Radet comprit que, pour le moment, il n'obtiendrait rien de plus; cela lui suffit, et il commença ses préparatifs à rinstant même. Il aurait été question d'assiéger une place forte et de livrer l'assaut à l'ennemi le plus redoutable, que Ton n'aurait pas déployé plus de prudence, de stratégie et de ruses.
« Le 5, à la pointe du jour, continue toujours Radet, je fis les dispositions matérielles, que je parvins à soustraire
aux yeux des Romains par de petites patrouilles croisées
et des mesures de police. Je retins tout le jour les troupes dans les casernes pour donner plus de sécurité au public et dans le palais du Quirinal. Enfin j'employai tous les moyens et tous les prétextes propres à écarter jusqu'au soupçon. A neuf heures du soir, je fis venir l'un après l'autre les chefs militaires, à qui je donnai mes ordres. A dix heures, tout était réuni à la place des Saints-Apôtres