‹ L'Église romaine et le premier empire, 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites (volume 5)Chapitre 80 sur 81 · DC TOME TROISIÈME · texte numérisé non relu

DC TOME TROISIÈME

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CiiAP. XXIX. OcciPATio» hK Rome. —Effets de la prise de Rome. — Elle est plutôt un embarras pour le gouvernement français. — Protestation du pape. — Circulaire aux ministres étrangers. — Le pape reçoit le général Miollis et M. Alquier. — Nomination du cardinal Doria à la secrctairerie d'État. — Procédés de l'administriBtit)n française à Rome. — Elle s'empare de tous les services publics. — Renvoi des cardinaux napolitains. -— Incorporation des troupes pontificales dans l'armée française. — Renvoi de tous les cardinaux qui ne sont pas nés dans les États du pape. — Le cardinal Doria, secrétaire d'État, reçoit Tordre de quitter Rome pour se rendre à Gênes. — M. Alquier est rappelé de Rome i

Chap. XXX. Gravité croissante de la situation. — Dispositions dii saint-père. — Pie VII est surtout indigné de l'éloignement des cardinaux et des entraves mises à l'exercice de son pouvoir spirituel. — Il prend, contre l'avis de ses conseillers, la résolution de rappeler le légat de Paris. — Sa lettre au cardinal Caprara. — Allocution pathétique du saint-père au sacré collège. — Ressentiment de Tempereur, alors occupé à Bayoasfe Ntdes affaires d'Espagne. — Il ajourne les mesures à prendre «u Iffoment où il sera plus libre de ses mouvements. — UltimatHim adressé au saint-père. — La situation devient de plus en plus violente à Rome. — Pie VII adresse aux évoques de. ses États des instructions dans lesquelles il parle en termes irrités^du gouvernement

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français. — Inquiétudes du gén^k&l MioUls. — Il prend hê parti de faire enlever de force li secrAiire d'tiiUI, le cardinal Gabrielli. — Napoléon ^'approuve ni se bl&am ceUe mesure. — De plus en plus embarrassé di^ affaires d'Espagne, n recommande surtout qttjH ne fasse aucun bruit dé ee qui s». passe à Rome.. .|^ 23

Gbap. XXXI. Ministère du cardinal Pacca. — Nomination du cardinal Pacca à la secrétairerie d*État. — Son caractère. — Il était le chef du parti opposé à Consalvi, et contraire aux concessions faites à Napoléon.— Ses premiers rapports avec le général Miollis sont empreints de beaucoup de mesure et de modération. — Le pape exige qu'il adresse des réclamations plus accentuées au gouverneur général de Rome. — Irritation de Miollis, — Il veut faire arrêter Pacca au Quirinal. -^ Intervention personnelle de Pie VII, qv^emmène son ministre et le fait loger dans une chambre voisine de la sienne. — La guerre d^E^agne, qu'il est allé conduire lui-même, distrait forcément romper^ir des affaires de Rome, mais son langage et ses lettres téiào%iient de son irritation croissante. — Campagne contre l'At^tticiie. — A peine, a-t-il remporté ses premiers succès en Allemagne, qu'il songe à se venger du pape en réunissant ses États à l'empire irmusêHt. «^ . Lettre à M. de Champagny. — Décrets du il mai 18M« — MUPitest choisi pour mettre les décrets à exécution. — Vagues fair quiétudes ressenties à Rome; on y prépare une bulle d'excommunication. — Retards dans l'exécution des ordres de l'emperear. — Le drapeau français est arboré le 10 juin au château Silnft- ^ Ange. — La bulle d'excommunication est affichée dans Rome.... S3

Chap. XXXII. L'enlèvement du pape. — Relations diverses de l'enlèvement de Pie VII à Rome. — Le général Radet en a écrit deux qui ne concordent pas ensemble. — On s'attendait à Rome à cette arrest^Jtion. — Préparatifs faits au Quirinal pour n'être pas surpris à l'improviste. — Le général Radet chargé d'enlever le pape dans la nuit du 5 juillet. — Ses dispositions. — Trois colonnes d'assaut. — Elles opèrent à trois heures du matin. — Radet en présence du saint-père. — Bon embarras. — Noble attitude du saint-père. — Il est emmené de Bome avec le cardinal Pacca. —Séjour à la chartreuse de Florence. — Le pape y tombe malade, mais la princesse Élisa , effrayée , fait continuer son voyage. — Passage d« nuit à Gênes. — Le bruit de l'arrestation

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du pape étant répandu dans le nord de TilaUe, la populatioi^des campagnes se porte partout sur soa pttgige. — Embarras de Tescorte pontificale. — L'eiqpresselMnttediitM Ionique Pie Vil a passé les Alpei. — Son arrivée à ^twioMe «essemble à na. véritftfole jbrloinplie. -^ Lèfl autorités locales n'ont point d'ii^ stroctiont. — Leur embarras. — L'ordre arrive de Paris de £urè partir Pie VU pour Grenoble. — Contradictions flagrantes entre la manière dont l'empereur s'est, à diverses reprises, exprimé i sur l'arrestation du saint-père, et les ordres qu'il avait donnés à cet égard 95

Chap. XXXIU. Effets du séjour du pape en France. — La présence de Pie VII à Grenoble et son passage à Avignon et à Nice produisent une grande sensation sur les habitants de ces contrées. — Dans le reste de la France, on ne sait rien que vaguement sur le sort du saèni-]^re. — Le public distrait des affaires de Rome par les affaires dTAllemagne. — L'empereur prescrit le silence le plus absote de le |^t des journaux. — Singulier expédient imaginé par F(Hlcbé^ pour détourner l'attention, du séjour fait par le pape à Grenoble '. I31

Om#. XXXnf. ir^fixcoMMUNiCATiON. — Napoléou redoute l'effet que poorrelt produire en France la publication de la bulle d'excommunication. — Commentaires de l'abbé de Pradt à ce sujet. — Ibteiire dans lesquelles est tombé l'archevêque nommé de Malioes.

— L'empereur affiche de parler dédaigneusement de la bulle d*esc0ihmunication devant les ecclésiastiques, mais il prend toutes les précautions nécessaires pour qu'elle ne soit pas connue en France. — Rédaction malheureuse de cette bulle. — L'empereur consulte le nouveau ministre des cultes, M. Bigot de Préameneu. — Antécédents et caractère de M. Bigot de Préameneu.

— Mémoire de M. de Préameneu sur la bulle d'excommunication.

— L'empereur prend le parti de ne la point déférer au conseil d'État, mais il garde une profonde rancune contre le saint-père.

— Mesures de mauvaise hometir prises contre le clergé. — Dissolution des congrégaâQiis ecclésiastiques et des établissements de missionnaires. — Napoléoa commande des ouvrages littéraires dirigés contre le saint-siége. — Pie VIT, depuis son enlèvement

' de Rome, ne fait plus jamais mention de la bulle d'excommunication t45

4f90 TABLE

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QiAP. X3ULV. Lb divorgb. — Napoléon, deuearé fort attaché à Joséphine, répugne longtemps à se séparer d'elle. — Singularité des relations eiislbiit entre les 4eax époux. — Conversation de Tempereur avec 1» chapitv» métropolfitabi de Bordeaux à propos du divorce. ^ L'empereur se décide, {6' des motifs de politique, à s*allier avec quelque maison souveraine étrangère. — Son parti est pris après Wagram. — A son retour d'Allemagne, il s'ouvre de ses projets à Gambacérès. — Les desseins de Tempereur sont devinés par son entourage. — Désespoir de Joséphine. — Scène d'évanouissement dans le cabinet de l'empereur. ~ Rupture du lien civil. — Séance du Sénat. — Dernière soirée passée aux Tuileries par l'impératrice Joséphine. — Tout le monde croit au mariage de l'empereur avec une sœur d'Alexandre. — Conversation entre M. Floret et M. de Sémonville, qui ouvre la perspective du mariage avec une archiduchesse autrichienne. — Joie de Napoléon. — Il feint d'hésiter et de prendre conseil, quoique parfaitement décide. — Sa conversation avec M. Daru. — M. de Gambacérès révèle à M. Pasquier pourquoi il avait conseillé à l'em-

* pereur le mariage avec la sœur d'Alexandre. — Le choix fait par Napoléon donne une plus grande importance à la dissolution régulière du lien religieux qui l'avait précédemment uni à Joséphine ^ . l '

Chap. XXXVI. Sentence de l'officiàlité. — Difficultés au sujet . de la rupture du lien religieux. — Gambacérès est chargé de poursuivre cette affaire devant Tofûcialité diocésaine. — Son entrevue avec les membres de Tofficialité. — Leur embarras. — Us demandent que leur compétence soit reconnue par le comité ecclésiastique. — Moyens de nullité invoqués par l'empereur. — Témoignages contradictoires des témoins. — L'empereur insiste pour que le mariage soit déclaré nul pour défaut de consentement de sa part. — Motifs de cette singulière insistance. — Décision conforme de l'officiàlité.... 209

Chap. XXXVII. Préliminaires du maruge. — L'empereur cherche à consoler Joséphine, et témoigne une grande préoccupation à l'égard de sa future épouse Marie-Louise. — Il songe aussi aux affaires de l'Église. — Ses projets à l'égard de Rome et sa lettre au pape. — Ses rapports avec les membres du comité ecclésiastique. — Considération particulière de Napoléon pour l'abbé

TABLE 49fl

Fafn.

Émery. — Exposé des moUte da sënatas^ramilln éa n février 18-10. — Il n*y est pas qnertioii ds rarrestation éa pape. — Consalvi. enlevé de Rome par foree^ arrive à Paris. — Il y prend nne position diflérente de celfo j^bê. antres membres du sacré collège. — Il est présenté à remitcrear. — Scène singulière aux • Tuileries. — Les cardinaux ne peuvent se mettre d*accord sur la convenance d'assister ou de n'assister pas à la cérémonie du mariage religieux de l'empereur. — Tentatives faites par NapolAn et par Foucfaé pour intimider Oonsalvi. S29

CiîAP. XXXVIIf. CÉRÉMONIE Dc MARIAGE. — La mcssc du Diaiiage est célébrée dans le grand salon du Louvre. — Colère de l'empereur quand il apprend que les cardinaux ne sont pas tous pré^ sents. — A la réception officielle du lendemain, l'empereur fait renvoyer des Tuileries les cardinaux qui n'étaient pas la veille . à la messe dû mariage. — Ordre donné de les faire juger. — Il est. commué en un décret d'exil hors de Paris. —Consternation des cardinaux. — Ils écrivent une lettre pour protester de leurs sentiments. — Ils n*en sont pas moins exilés et dépouillés de leurs insignes de cardinaux. — La colère de Napoléon s'étend jusqu'à Tabbé Emery, et pourquoi. ~ La communauté de Saint- Sulpiee est dissoute, et l'abbé Émery pense à la transporter en Amérique 263

CHAP. XXXIX. DlFFIClLTÉS RELIGIEUSES A ROME. — Dlspo-itiOUS

d'esprit de l'empereur. — Il rêve la domination spirituelle de tout l'univers catholique. — Il commence par se mêler des affaires religieiiî^es de Rome. — Difficultés qu'il y rencontre. — L'adimiiistration civile des autorités françaises est populaire à Rome«« — L'opposition vient 4» clergé. — Les dignitaires de TÉglise romaine ne veulent point toucher leurs anciens traitements. — Leur attitude cause une irritation profonde à l'empereur 279

Chap. XL. Difficultés religieuses a Rome. — L'enseignement des quatre propositions de l'Église gallicane soulève beaucoup d'objections au sein du clergé italien. -- La suppression d'un certain nombre de sièges épiscopaux envenime la situation. — L'empe«reur vQpt réduire à quatre le nombre des évoques des États romains. — Langage qu'il tient publiquement aux prêtres de la Hollande et de la Belgique. — Il fait arrêter 9t conduire en

France par dea gendarmes les évéques, les chanoines et les curés italiens qui- refusent le serment. — Les assertions des Mémoires de Napoléon relativement au^Aqpibre des ecclésiastiques arrêtés pendant l'Empire, dément||||^ Mil!' 8a j)ropre correspondance. »•*«'• .1% 31 3

Ghâp. XLI. Le pape k Sàvone. — Difficultés relatives à l'institution canaflkque des évêqucs français nommés par l'empereur. — Pie VU est moins disposé à céder qu'il ne l'avait été en -1807 à propos des évoques italiens. — Motifs de sa détermination. — L'empereur est très-embarrassé pour trouver moyen de faire parvenir officiellement ses propositions d'accommodement au saintpère. — Vie retirée de Pie VII à Savone. — Lettres envoyées au saint-père par les cardinaux et les évêques français. — Réponse adressée par Pie VII au cardinal Caprara. —L'empereur songe à faire administrer les sièges vacants par les évêques nommés, en leur confiant les pouvoirs de vicaire capitulaire. — Rapport de M. de Préameneu à ce sujet. — Son mariage une fois conclu avec Marie-Louise, Napoléon ne garde plus aucun ménagement avec le souverain pontife 3^8

Chap. XLII. Le pape a Savons. — Lettres de M. Lebzeltern envoyé par M. de Metternich à Savone. — Il fait connaître les dispositions du saint-père, toujours favorable à la personne de Napoléon, mais résolu à ne pas céder. — Envoi des cardinaux Spina et Caselli. — Us rencontrent les mêmes difficultés. — L'empereur se décide à passer outre. — Il somme le cardinal Fesch, nommé archevêque de Paris, de prendre immédiatement possession de son siège. — Sur son refus, il nomme le cardinal Maury. — Il nomme également M. d'Osmond, évêque de Nancy, et le force à partir pour cette ville. 382

Chap. XLHl. Le pape a Swone. — Pie VII, relégué à Savone, s'occupe de pourvoir aux besoins spirituels de l'Église. — Associations formées en Italie et en France pour faire parvenir à destination les brefs du saint-père. — Le bref relatif à l'évêché de Florence est rerais dans cette ville au chanoine Muzzi. — Mesures de rigutnr prises par la grande-duchesse de Toscane contre le chanoine Mazzi e| quelques ecclésiastiques de Florence. — L'abbé d'AsIMS) vicaire apostolique à Paris. - Son caractère. —

Son attitude à l'égard de'liaury. — Il reçoit par Tintermédiaire du cardinal di Pietro le bref relatif à rarchevècbé de Paris. -^ Il le communique à M. Porlalis.— Scène faite aux Tuileries par l'empereur à l'abbé d'Âstrjpi^*rIl est enfermé à Vincennes avec le cardinal di Pietro ewJb-jBnâinal Gabrielli. — M. Portalis chassé du conseil d'État. «4 ]0iM^ domiciliaire faite de nuit dans le palais du saint-père, à Savone. — On force son secrétaire. — On lui enlève papiers et plumes. — Napoléon exige qu'il XQ" mette son anneau du pêcheur. — Pie VII brise son anneau avant de le remettre '. . 408

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