CAT IN PACE
(Musée de Toulouse, n° 694. Roschach, Catalogue, p. 243.) I 16
242 HISTOIRE m TOULOUSE CHRÉTIENNE.
Mézeray rapporte que, lorsqu'on lui présenta le viatique, il pria Jésus-Christ de lui faire la grâce de le recevoir de la même manière que les apôtres l'avaient reçu. Ses funérailles furent célébrées à Saint-Étienne, et il repose au pied du mur en face le chœur au-dessous d'une inscription sur marbre noir^
Le chapitre accorda les honneurs de la sonnerie de la cloche Gardailhac à Catherine de Tornoër, fille, femme et mère de présidents du Parlement, sœur d'un prévôt, mère aussi du dernier prévôt Pierre Daffis et du prévôt Jean D.iffis, évêque du Lombez; elle mourut le 10 novembre 1596, après avoir fondé plusieurs œuvres dans la cathédrale, où elle avait élu sa sépulture 2.
Quelques jours plus tard, Scipion de Joyeuse, gouverneur de Languedoc, qui avait péri le 10 septembre dans les eaux du Tarn, fut transporté de l'église des Minimes dans la cathédrale, où on le déposa dans le chœur avec de pompeuses cérémonies. Une statue, qui devait surmonter le tombeau, fut commandée à Dominique Bachelier, mais la pacification du royaume par Henri IV rendit difticile de perpétuer par un monument somptueux le souvenir des guerres civiles, et le général de la Ligue dormit oublié sous une simple dalle de pierre.
Lorsque le chanoine de Maran était mort, en 1525,