Id , no VII, I. 1, t. J
Les quatre archidiaconés conservés demeurèrent soumis à la nomination de l'archevêque, à la condition qu'un des chanoines en serait pourvu suivant un accord conclu entre l'archevêque Geoffroy de Vayroles et le chapitre, le 26 juillet 1362.
Des difficultés étaient survenues en effet parce que les chanoines s'étaient vus parfois enlever ces archidiaconés qu'ils regardaient., avec raison, comme un patrimoine canonial, puisqu'ils avaient été donnés à l'église Saint-Étienne.
Les deux archidiaconés de Gimont et de Savez s'étendaient sur les terres gasconnes de l'ancien diocèse de Toulouse, dans la vallée de la Save et de la Gimone. Cinquante-trois églises devaient des droits synodaux <à l'archidiaconé de Gimont.
L'érection de l'évêché de Lombez amena des changements de juridiction dans les églises dépendant de ces deux archidiaconés, qui furent supprimés définitivement aussi par la bulle de sécularisation du chapitre.
Le prieur claustral, ou plus tard le grand chantre, reçut en 1390, lorsque le pape d'Avignon, Clément VIT, autorisa l'augmentation de ses revenus, les églises de Beauvoir \ de Marvillars ^ et de Saint-Sauveur, hors
1. La Bastide-de-Beauvoir, canton de Montgiscard, département de la Haute-Garonne.
2. Mervilla, canton de Castanet, arrondissement de Toulouse (Haute-Garonne).
I des murs de Toulouse, puis celle de Saint- Jean -de - I Kyrie-Eleison^
Les autres dignités du chapitre eurent leurs dotations sur des maisons de Toulouse ou sur des églises voisines de la ville, la trésorerie par exemple sur les églises de Puybusque^, de Vigoulenc^, de Caignac^ et d'Exuci^; mais, dans le courant du quinzième siècle, toutes ces églises furent unies à la table du chapitre.
Les églises données au chapitre avaient été remises sous des conditions diverses, et leur importance plus ou moins grande établissait d'ailleurs des différences dans la mode suivant lequel elles devaient être administrées.
Les unes appartenaient en toute propriété au chapitre, qui désignait l'un de ses membres pour les régir et en percevoir les revenus avec le titre de prieur : elles constituaient des prieurés analogues aux prieurés des grandes abbayes. Le chanoine prieur désignait pour les fonctions paroissiales un vicaire perpétuel institué par l'archevêque. Il devait pourvoir à l'entretien de ce vicaire perpétuel et de ses auxiliaires, s'il en avait, au service du culte, à la distribution des aumônes, aux réparations de l'église et des bâtiments du prieuré ^.
1. Canton nord de Toulouse. Cette église fut unie à la chantrerie en 1571.