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Canton de Rieumes (Haute -Garonne

5. Canton de l'Isle-Jonrdain (Gers). Aujourd'hui Lias et Goudourvielle; ces deux églises étaient réunies en un seul prieuré.

6. Canton du Fossat (Ariège). L'église de Montgeard est remarquable par son clocher, tour carrée munie de faux mâchicoulis, formant porche au rez de-chaussée, avec des sculptures à la voûte et des inscriptions mentionnant la date de la construction, 1546, par sa belle voûte à liernes et tiercerons datée aussi de 15^24 et 1536, quelques bas-reliefs de la fin du quinzième siècle et un bénitier italien de marbre blanc, de 1516. (Abbé Carrière, Mémoh^es de la Société archéologique du midi de la France, X\, p. 227.)

tenait depuis Tannée 948, à l'abbaye de Lézat, mais payait divers droits à l'église épiscopale de Toulouse. En 1155, une nouvelle église dédiée à Saint- Jacques, fut construite auprès du château de Muret , et affectée au chapitre de Saint -Étienne. Benoit XIII l'unit à la table du chapitre dès l'année 1396, parce que ses revenus avaient été fort amoindris par les guerres et les contagions qui avaient désolé la contrée. Dans les dernières années du seizième siècle, le prieuré de Saint-Germier fut remis aussi aux chanoines de Saint-Étienne. En 1587, le siège archiépiscopal étant vacant, Bertrand du Pairron, évêque de Pamiers avait pourvu du prieuré de Saint-Germier, Étienne du Vergier, qui le céda deux ans après à son frère Nicolas. Celui-ci le résigna en fa /eur du chapitre entre les mains du pape Clément VIII, qui l'unit définitivement à la table canoniale, en vertu des droits considérables auxquels il était soumis envers les chanoines. L'abbé de Lézat réclama. Le procès dura plus d'un siècle, les arrêts du Parlement étaient toujours favorables au chapitre, et l'accord s'établit par une transaction du 5 août 1671, selon laquelle François de Bertier, évêque de Rieux et abbé de Lézat, consentit à l'union du prieuré clunisien au chapitre, à la condition que le chapitre lui céderait la collation de quatre prébendes de la communauté des vingt-quatre et une pension annuelle de cinq marcs d'argent.

Les prieurés de Pompiac, de Gensac, de Sauvimont, de Sablonnières , de Linars et de Godorville , étaient

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compris dans le diocèse de Toulouse avant l'érection de l'évêché de Lombez.

Les deux églises de Linars et de Godorville avaient été unies à la manse du chapitre par Jean XXII, en 1318, en échange de l'église de Noé, donnée à l'évêque de Rieux.

Les divisions suscitées par le schisme dans les dernières années du quinzième siècle , tirent naître des conflits d'attribution pour la collation des prieurés.

En 1459, c'est le sénéchal de Toulouse qui s'autorise de la Pragmatique Sanction, pour appuyer un chanoine de Saint-Étienne, Sanche Vasez, pourvu du prieuré de Sauvimont par l'Université de Toulouse, en vertu de la pragmatique, contre Nicolas de Méralh pourvu par le chapitre. En 1441, deux autres chanoines se disputent le prieuré de Pompiac, Bertrand Boyer, pourvu par le chapitre, Jean de Monac, par le pape Eugène IV, en vertu du droit d'expectative, le prédécesseur ayant résigné son office en cour de Rome ^ Quelques années plus tard, le chapitre luttait contre le Saint-Siège pour

1. A7^ch de la H. -G., fonds de Saint-Etienne, n^^ IX, 5, t. 3. Depuis le milieu du douzième siècle, les papes s'étaient attribués le droit de présenter un candidat au coUateur ordinaire d'un bénéfice qui venait à vaquer sous forme do prière, puis par mandat obligatoire. Plus tard , cette recommandation s'appliqua non seulement aux bénéfices vacants mais à ceux qui viendraient à vaquer, et ces expectatives, comme on les appela, suscitèrent de graves abus pendant les temps du schisme. Elles furent supprimées par le Concile de Trente.

12S HISTOlllE DE TOULOUSE CHRETIENNE.

maintenir son ancien droit sur l'élection des évêques, et deux archevêques nommés, l'un par les chanoines l'autre par le pape, pourvoyaient à la fois du prieuré d'Odars, Guillaume d'Aula, frère de l'évêque de Saint-Lizier, dit le bon évêque, et Robert Bussy.

Tous ces prieurés furent unis à la table du chapitre par la bulle de sécularisation de Jules II.

Le chapitre possédait en outre les églises de Montaudran \ de Puybusque^, de Labège ^, d'Escalquens^ de Sainte-Colombe ^, de Saint-Orens de Gameville ^, de Saint'Jean-de-Beauchamp, de Saint-Jacques-de-Bigot, de Saint-Romain ^, de Montesquieu de Lauragais ^, de Loubens ^ , de Toutens , d'Artix , du Bourg-Saint-Bernard d'Aussonne 13 , de Vauzelle^^^ de Brax^^, de

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