VIOLENTE DES RUTHÉNICNS-UJIIS A L'ÉGLISE RU9SE
Relation de lft36.
£n 1836, deux couvents de luthcntens-unis ont clé iooor- |>orés h 1 église russe dans les éparchies de Volhynie et de Polosk.
Dans trois éparchies, cinq églrses romaines et quarantehuit grecqtieft^unies furent converties en églises orthodoxes: c'est-à-dire trme dans l^éparchte de PoU>!«k, sept daas celle de Minsk, et enfin vingt-huit dans celle de Mohilew.
Pour erotiécher l'apostasie à d antres a>UMniiiiions,spécialement parmi les personnes du comnno, le gotrremeincnt a cru devoir renouveler la défense à tous les couvents catholiffMi roRiaitts de tenir à leur serrice des getts appartcnaot à l'église orthodoxe. Cette disposition s'étend à le«it le dergé caibo* Hquc.
Poar reniédier au défaut d'ecclésiastk}«et dtns ^fuelfues éparchies, on envoya de ceUet^k TscWrm^w, Onel et Kimà à l'éparchie de Polosk, dix prêtres avec un traitement annuel de 900 roubles. On envoya dans la même éparchie vingt séminaristes qui avaient fini leur cours de théologie, et qui avaient été conséquemment ordonnes prêtres. On y envoya également pour le service de IVglise, quarante étudiants en théologie avec Tassurance qu'au bout de quatre ans, il leur serait permis de demander à retourner dans leur propre éparchie Par ordre souverain du 12 novembre 1834, les ecclésias* tiques ainsi envoyés reçurent: le prêtre 400 roubles, le diacre
200., et le clerc 100 par année. Outi-e cela, ils auront chacun, une fois payé, le premier 240 roubles, le second 120, le troisième 60. (Le rouble en papier monnaie a, comme nous l'avons vu, la valeur d'un franc.)
D*un autre c6té, Tégliae russe a la consolation de voir Torthodoxie faire les plus signalés progrès dans les provinces occidentales, là où le peuple et le clergé sont d'origine rttsae, mais qui avaient été conduits à Tapostasie par l'influence àe la domination étrangère.
Ainsi sont i^tournés dans le sein de Tortliodoxie en 1836; dans les é|)atx;hies de Mohiiew, Polosk et de Volliynie, en fOMt 46,777 unis; par conséquent, 2,300 de plus que l'année dernière où il y en avait eu 44,808.
Parmi les catholiques romains, 1,961 individus se sont unis à notre communion, savoir: dans Téparchie de Volhynie476, de Podolie 432, de Minsk 352, dt; Polosk 215, et enEn de Mohilew 138; en oonséquenot», 860 personnes de plus que l'année 1835.
Relation de 1837.
L'ancien collège des Jésuites de Witepsk fut incorporé à l'église orthodoxe, pour être changé en un monastère de reli- ^euses. Furent également évacués deux couvents unis de Mariakil et Malotischkaw; on doit encore évacuer en Podolie le couvent uni de Bar, et dans la |)rovince de KieMr, le couvent des Franciscains de Schoroizy.
Dans la Lavre de Polschajew, considérée comme numument vénérable de l'orthodoxie russe, on fit beaucoup de réfiaratiens, et l'église ftit pourvue de riches ornements <t Jneubles précieux ; de telle sorte que ce temple «e trouve en tt>è6«boQ état, et mérite d'être conservé.
Vingt-six églises unies furent incorporées à l'église «rtlioàiote ; savoir;: dans l'^archie 4e Polosk 2, de .Mohilew ô^ àt
396 l'église schismatiquc russe.
Minsk 16, et de Voihynie 3. A Polosk, on convertit également réglise des Franciscains en église orthodoxe.
Dans les provinces occidentales, on détacha dix-sept églises paroissiales de Tunion.
Dans le royaume de Pologne, le nombre des églises russes est très-restrcint jiisqirà ce moment ; mais la position de Torthodoxie s* y améliore d*année en année. Dans la métropole on convertit Téglise des Piaristes en cathédrale orthodoxe, dans laquelle la majesté de notre culte, unie au chant du chœur, a causé Tadmiration du public. Outre la cathédrale, on érigea dans Varsovie, trois autres églises, une dans le palab royal, une autre pour servir de paroisse, une troisième enfin pour r hôpital. A Radom on érigea Téglise paroissiale de Saint-Nicolas, une autre paroisse à Lublin ; dans la forteresse de Novageorgie, une église principale, et en fin ^dans la citadelle d'Alexandrew, une autre église pour Tusage de la garnison.
Avec non moins de résultat s^est manifestée la force irrésistible de Toi tjiodoxie, par rapport à ceux des chrétiens qui n'admettent pas les dogmes de noire église universelle.
Dans les provinces occidentales où Tesprit de schisme (le synode parle ici de l'union à IVglise catholique) s'opposait à Torthodoxie , Tantique doctrine orientale sVst entièrement consolidée. [L'apostasie des ruthéniens n'avait cependant pas eu lieu à cette époque, mais on voit le progrès.)
L'orthodoxie s'accroît dans le royaume de Pologne. Le nombre des membres de notre église est de 7,200 âmes, et nous avons V espérance certaine que ce nombre augmentera de jour en jour à raison des mariages mixtes qui se contractent journellement.
Parmi les unis qui s'éloignent moins que les autres de l'antique doctrine, se sont réunis à Torlhodoxie, dans Téparchie de Mohilew 9,225, de Minsk 9,127, de Voihynie 1487, de Polosk 978, eu tout 29,817 âmes.
Parmi les chrétiens de la confession romaine se sont réunis ù l'église orientale dans le diocèse de Voihynie 482, de Mohi-
lew 364, de Podolie 282, de Miirsk 220, et de Polosk 118; dans toutes les éparchies 1466 personnes.
La commission des écoles considérant le peu de ressources des écoles grecques unies, pensa donner aux étudiants qui, après avoir terminé leurs cours académiques, veulent se consacrer à l'enseignement dans les séminaires, leur traitement sur les fonds généraux des écoles. Cette disposition fut sanctionnée par ordre souverain, et ensuite mise à exécution.
L'école paroissiale de Boschinsky, qui dépend du gymnase de Minsk, a été incorporée à l'église orthodoxe. Dans cette école, les enfants des pauvres prêtres unis devaient recevoir l'instruction en vertu du testamentd*un prêtre grec-uni, lequel avait assigné, pour cet objet, le revenu d'un capital de 3,000 roubles d'argent.
On trouve actuellement dans l'église grecque-unie deux séminaires, dix écoles de district et autant d'écoles paroissiales, avec 70 maîtres et 1446 élèves. Tous ces établissements ont été visités par l'évéque de Lithuanie, qui les trouva dans le meilleur état, quant à la décence, à l'ordre et à la soumission. Le progrès dans les sciences était proportionné à celui fait dans la langue russe. Par rapport aux séminaires, l'évéque constate qu'on y écrit des dissertations, où les élèves défendent publiquement les dogmes de l'église orientale. Quelques-uns de ces travaux ont été présentés à l'autorité ecclésiastique suprême.
On a octroyé les fonds nécessaires pour convertir en église orthodoxe Téglise des Franciscains de l'éparchie de Minsk.
On a assigné 28,811 roubles pour convertir la maison du couvent grec-uni de Bélostod en une école pour le clergé orthodoxe.
Pour le compte de la commission des écoles, on a converti l'église catholique de Kremez, adjointe au séminaire de ce nom, en une église paroissiale orthodoxe.
Afin de pourvoir des meubles sacrés nécessaires vingt-six
908 l'ÉGLISB SatlSHATlûUE RUSSE.
églises grecqnes-unies qui ont admis Torthedoxie^ la commis-' sion des écoles a assigné 10,1)83 roubles, auxquels le tpésor public en a joint 4,000. Neuf de ces églises i^eçurenk graluitement de Timprimerie synodale des livres lilujrgtques nécessaires, pour une valeur de 1 ,682 roubles.
Quti^ cela, vingt ccclésia^ ti(|ues unis de Téparchie de MoUilew et de Minsk, reçurent une somme de 4»700 roubles.
Pour frais de voyages, la commissioo ecclésiastique ût payer à cent dix personnes du clergé qui avaient été transportées dans les provinces occidentales, la somme de 4B,634 coor blés.
plus récemment le trésor a fait payer à cinq personnes des mêmes provinces la somme de 1,600 roubles» tandis que la commission ecclésiastique a payé à vingt*quatre personnes du clergé, et à soixante-dix autres individus, la somme de 22,500 roubles.
Eu égard à l'étroite connexion des affaires de la commission pour les écoles grecques-unies, avec les affaires de la commission pour les écoles ecclésiastiques, orthodoxes, on a ordouné ce qui suit, en date du l^r janvier 1837 : Pour simplifier la marche des affaires, le procureur suprême (du synode] doit prendre la direction de celles qui regardent l'église grecque-unie, lesquelles ont dépendu jusqu'à préseut du ministère de rintérieur. Kn conséquence on a institué près du procureur suprême une section spéciale pour les affaires de la communion grecque-uaie. Les affaires de 1837 à 1839, au nombre de 900 furent donc prises du département des confessions étrangères au minislèie de Tintérieuj?. Dans la section du culte grec-uni de 638 affaires^ huit seulemeot demeurent pendantes.
Statistique de l'Égiise grecque-unie.
Cette église se compose do deux éparchies avec deux évé-
MÈC£S JUSTIFICATIVES* ^9
qiics et trois vicaires, deux consistoires et soixanlc-rjuatre doyennés.
Clfirgé, — Moines 272. Relij^ieuses 57; en tout 329. Prêtres séculiers 1 128, Vicaires 486. Ecclésiasti(|ues sans emploi 128, CIcrc§ inférieurs 1694; en tout 3,438.
Il existe 12 couvents de moines, et 9 monastères de relîgietises. Dans chaque couvent se trouve une école avec 8 maîtres et 252 écoliers. Chez les religieuses il y a 6 écoles avec 108 jetiiMS filles.
Deux convents ont été supprimés, parce qu'il n'y avait pas if amis dans leur voisinage. Les maisons avec 159 serfs furent remises à Téglise orthodoxe; et le numéraire consistant en 40,016 roubles d'argent fut uni au capital appartenant an olergé grec-uni.
Le nombre des églises montait en tout à 2/290, parmi lesquelles 2 cathédrales, 7 collégiales et 1214 paroisses, 10 ondées, 113 annexes, et 954 chapelles.
Près des églises se trouvent 144 maisons pour les pauvres avec 407 personnes reçues dans ces maisons. On a incorporé à régiise orthodoxe 14 églises paroissiales et 20 chapelles. Une église a été incendiée.
Le troupeau se compose de 1,545,009 âmes parmi lesquelles 23,065 appartiennent aux couvents.
Dans Tannée 1836 il nacquit 86,345 personnes et 70,766 moururent. On a célébré 15,434 mariages.
Les couvents de moines possèdent 20,006 esclaves, et les monastères de religieuses 2,534.
Les rentes provenant des immeubles et des capitiiux rapportaient 49,136 roubles d'argent aux moines et 9,475 aux religieuses.
Les biens du clergé séculier sont fournis de 23,4 87 esclaves, et*donnent une rente annuelle de 97,183 roubles d'argent.
It L*ÉGLISE SCHISMATIQUB RUSSE.
Relation de 1838.
n>n> .'^nivetits catholiques furent réunis à Téglise ortbo-
L^luft» !«^ tS|Mrdiies occidentales on a converti 9 églises MMr^MÎOM:»' oiciiulii|iws^ eo orthodoxes.
'. .%iid« M-ibiHio.\e ea Russie continue à recevoir dans son H^a ù^ f «tf rMiiifW» ies autres commanions. Parmi les grecsiai>y 'jfti.'b ;i«;rMBut*sont embrassé la foi orthodoxe; et parmi e:^ .AÙH>iii|iK»^ romain» 1,553, parmi lesquels 21 à Péters-
1.(\o]u<î Je Litfauaattf a reçu Tordre de S. Wladimir de >«:«.uuûc cia«M2y ei Ie> évéques Raaile et Antoine celui de NauiC-Auuv: a^ec uu orBement episcopal complet. Outre cela, .a Ji>u ibua ju oier^ uiw décoratioo de S. Wladimir de troi- MCUM ^.iddMi fii d«ux de Sainte-'AmK pareillement de troisième .îasMît trui» JLutres orvix» trois bonnets et cinq chappes.
rr.
Le collège ecciésias tique de la RnaBfi-Bbnche fiit, par ordre souverain, égalé, par rapport à la kurarcbie y à une commission âynodale , sous la présidence Al nouvel archevêque Joseph avec trois membres du clergé séculier.
Depuis rincorporation des grecs-uù»^ Péglise nationale possède 49 éparchies, parmi lesquelles 4 es première classe, 16 de seconde et 21 de troisième. Les ileux éparrhies réunies à celle de la Grusie n'appartiennent pas aux dasses.
Le siège épiscopal de^PoIosk a été transféré à Wîtepsk; à Folosk est demeuré Tévéché pour la Russîe-Bianche.
L'archimandrite Michel, du couvent de Bttensk, a été promu
h «fruité épiscopale de Pinsk. Sa coosécratîoQ a eu lieu
le 8 septembre par le moyen de l'archevêque de Lithuanie. Quelques couvents réunis demandent une considération particulière à cause de leur antiquité.
Le couvent de Grodno est du xv« siècle; deux couvents de Wilna sont du xvi«. Ces couvents furent le boulevard de l'orthodoxie avant d*étre soumis à Finfluence des hétérodoxes (catholiques).
Les rapports des prélats qui ont visité les éparchies, rendent témoignage du zèle du troupeau et du bon état dans lequel se trouve l'église, à l'exception de peu d'endroits où l'influence des sectes est encore puissante, et de certains autres où les églises, eu égard à leur grand éloignement, ne peuvent pas être fréquentées des paroissiens, et enfin des lieux où les intrigues du clergé latin causent du dommage. On pourvoira au premier inconvénient par l'instruction des sectaires , au second par l'instruction des enfants dans les écoles paroissiales, au troisième, par des mesures énergiques de la part du gouç^erne^ ment contre le prosélytisme.
Le saint synode, préoccupé de la nécessité de préserver le peuple des éparchies occidentales de Tinfluence des hétérodoxes (catholiques), a réglé , par ordre souverain^ que les curés devraient faire dans ces éparchies des sermons en langue intelligible vulgaire, et qu'ils enseigneraient le catéchisme.
La malheureuse scission opérée autrefois dans l'église russe est déjà oubliée, et l'exemple de l'unité renouvelée commence déjà à opérer sur ceux des unis qui avaient embrassé autrefois les usages romains, parmi lesquels un grand nombre reviennent à l'orthodoxie.
Le nombre des personnes de la confession romaine qui sont retournées à l'unité universelle monte à 2,120 individus.
L'ancien clergé uni a été mis sur le même pied que le clergé orthodoxe pour les droits et les devoirs.
On a ordonné de suspendre les enquêtes sur l'apostasie et sur les changements entre l'antique église orthodoxe et la nouvelle réunion de l'église grecque.
40â l'église SCniSMATIQUK RUSSE.
Les anciens maîtres d'école unis ont été mis dans des codditions égales à celles des maîtres orthodoxes.
Conjointement à Téreclion d'un siège épiscopal à Varsovie, on a ordonné d'y établir un institut d'instruction ecclésiastique, dont la nécessité était reconnue par le clergé orthodoxe de cette métropole. L'utilité de cette institution est grande, puisqu'elle forme un séminaire de véritable éducation russe, fondé sur les principes de l'orthodoxie, de sorte que les employés russes ne sont plus contraints de confier leurs enfants aux maîtres des autres confessions*
On a défendu Tusage de la langue polonaise au séminaire de Volhynie.
En 1838 le clergé réuni possédait 2 séminaires, 10 écoles de district et 11 paroissiales avec 73 maîtres et 11 92 élèves.
Le cours des études dans ces écoles était semblable à celui du cercle de Moscou; aujourd'hui il répond au cours du cercle de Pétersbourg et de Kiew^ afin de faciliter aux élèves la continuation de leurs études dans les séminaires de Mobilew , Minsk et Volhynie.
Le séminaire de la Russie -Blanche a été réuni aux écoles de i'éparehie de Polosk.
L'archevêque de Lithuanie a visité le séminaire de Schirowizy; il témoigne des progrès des élèves dans les sciences, dans la morale, et dans l'orthodoxie russe.
Les restaurations, nécessaires aux églises de Wischenez dans I'éparehie de Volhynie ont été faites en partie avec les rentes des couvents supprimés.
Les églises orthodoxes de Lublin, de Radomil et de Dragoschiuien Pologne, ont été construites aiAX frais du trésor public de ce royaume.
On trouva attachés aux couvents d'hommes 23,848 serfs et aux monastères de religieuses 2,437.
La propriété des autorités diocésaines et des écoles comme aussi celle de l'ancien clergé uni s'élève à 24,183 serfs.
Quelques propriétaires appartenant à d^autres communions
PIÈCKi) JUSTlPICATlVBSf Wà
clft&$ le& provinees occidenules ont eu rhonnear d'être considérés du souverain , en raison de leur cèle à construire des églises orthodoxes. Les ehefs de la noblesse de Kovogradek reçurent l'un» Tordre de Sainte-Anne, et l'autre, celui de Saint* Stanislas. A la noblesse du gouvernement de Grodno, à deux nobles de Minsk, ainsi qu'a iin marchand de première classe^ le souverain a témoigné sa satisfaction.
On accorda 14 médailles d'or et 10 d'argent à divert vieiUàrds de Fàncienne qj;1ise unie, avec faculté de les porter comme décorations.
Dans la Lavre de Potschagew on a fait 667 copies imprl-t mées de l'image miraculeuse de la sainte Vierge.
La chancellerie du procureur suprême est maintenant corn-» porëe de trois sections» ayant réuni en une seule les deux sections, séparées pour Féglise orthodoxe et Téglise unie.
Il est digne de remarque que l'année dernière a été téconde en grandes et extraordinaires solennités. Car dans les pro^ vinces occidentales, l'église célébrait avec la joie d'une tendftf mère, le retour de ses enfants dans son sein. Dans le centre dé l'empire eurent également lieu d'aussi touchantes cérémonies. — Sur le glorieux champ de Borodino^» en présence d'une innombrable armée, fut consacré le monument que V. M. a fait élever en mémoire des malheureux enfants de la Sainte-Russie, morts en défendant la patrie contre l'invastoù de l'ennemi. Dans l'antique méiropoley V. M. a posé aussi la
■ Ceci est une autre jonglerie politique des Russes , qui meUeut au nombre de leurs victoires une bataille suivie de la retraite de Tarmée russe , et de la prise de la capitale. Ils donnent le nom de Borodino . à la célèbre victoire française de la Moskowa, Le général Protasow parle ici de la pompeuse fête nationale célébrée à Toccasion du monument du général Bagration, mort sur le champ de bataille , devenu célèbre par une des plus glorieuses victoires de Tarmée française. Dans la fête dont nous parions, Tempereur Nicolas fit simuler cette grande action. Il eut la petitesse d'en dénaturer le dénouement, en faisant faire une retraite de trois lieues, au corps figurant la colonne française, au moment où elle s'élança sur les batteries russes, avec un courage et un succès de héros.
40i L*ÉGLI8E SCHISMàTIOIIE RUSSE,
première pierre cTun temple à ériger au nom du Rédempteur, eu souvenir de la déliyrance dans des temps malheureux ( 1812). L'église a élevé vers Dieu ses prières, et le Très- Haut recevra avec bonté ce sacrifice de gratitude du peuple russe ! — De semblables spectacles religieux réunissent les fidèles dans un sentiment d'unanimité, et leur font connaître la nécessité de la bénédiction de Dieu pour toute heureuse entreprise.
Enfin, il est bon de répéter, pour avoir une idée parfaite de ce qui s'est fait, que, dans le courant de cette année, a été accomplie l'action la plus grandiose de y« M. L'antique orthodoxie chrétienne, on peut dire par œuvre miraculeuse du Très-Haut, a éclairé toute la partie occidentale de la patrie. Deux éfMirchies avec 32 couvents et 1200 paroisses avec plus de 2,000 églises et un clergé de plus de 4,000 individus, accompagné d'un grand et nombreux troupeau, forment l'acquisition faite par l'église russe, laquelle, en y comprenant les convertis des antres communions chrétiennes, a augmenté de 2,200,000 âmes.
L'église orthodoxe pendant qu'elle se consolide dans notre empire russe, dont la grandeur et la force reposent sur sa relh gion^ reçoit avec reconnaissance et gratitude les dons de Dieu répandus si miraculeusement sur elle; elle attend avec une ferme confiance de nouveaux progrès dans l'antique piété de notre patrie^ et elle en a pour garantie la sainte foi de nos pères dans Votre Majesté.