‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 17 sur 141 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

Narbonnaise qu'on appelait la Septimanie ; mais cette possession lointaine était peu sûre et les Francs ou les Burgondes étaient toujours prêts à soutenir ses révoltes. A l'intérieur du royaume, plusieurs races vivaient côte à côte, plutôt juxtaposées que fondues en un seul peuple . Les barbares envahisseurs et les anciens habitants du pays qu'ils avaient conquis s'étaient bien rapprochés depuis un siècle et plus qu'ils vivaient sous la même domination ; néanmoins des divergences profondes subsistaient encore entre eux. Ils n'avaient ni la même religion, ni les mêmes lois. Presque tous les Wisigoths étaient restés ariens, tandis que les Hispano-Romains s'attachaient de plus en plus à leur catholicisme comme à la vraie foi et aussi comme au patrimoine et à la sauvegarde de leur race, comme à l'apanage d'une civilisation supérieure. Les premiers obéissaient aux lois qui portaient leur nom, les seconds au bréviaire d'Alaric. Entre ceux-ci et ceux-là les mariages étaient interdits en vertu d'une vieille constitution de Valentinien toujours en vigueur (28 mai 365). De plus, ces deux groupements n'épuisaient pas tous les éléments de la population. Treize ans encore après l'avènement de Récarède, en 599, un concile de Narbonne mentionne à côté

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