EMA
246 L'ÉGOÏÎSTE ? Lis
heüreuse ? suggéra le Colonel. Pourquoi ? Eh bien, de temps en temps, VOUS la bouleversez, savez-vous ? »
Le cœur du gamin se mit à battre violemment : « Je ferais. j'irais... Je ne voudrais pas la voir malheureuse... voilà, c’est cela !... Et je ne sais pas ce que je dois faire. Je voudrais pouvoir trouver Mr Whitford.
Vous vous placez dans de si fâcheuses situations, mon garçon.
— Je n’étais pas dans une fâcheuse situation, hier.
__ Ainsi, vous vous êtes arrangé un lit confortable dans le salon ? Heureusement que Sir Willoughby ne vous à pas vu.
— Mais 1l ne m'a pas vu.
__— ]] s’en est fallu de peu, n’est-ce pas ?
__ J'étais caché sous quelque étoffe de sole.
— Ï]l vous a réveillé.
—— Je pense que oui. Je l'ai entendu.
=. Parler ?
— Il parlait.
__ Comment ! Il se parlait à lui-même ?
— Non »
Le secret menaçait ou de s'échapper ou d'étouffer Cros- Jay.
De Craiye lui laissa un répit.
«Vous aimez bien Sir Willoughby, n'est-ce pas ?
Crossay répondit par une affirmation sans chaleur.
« Il est bienveillant pour vous, il vous procurera une situation et surveillera vos intérêts.
— Oui, je l'aime bien », répondit Crossjay. Il traitait toujours ce sujel avec la même hâte. « Je l'aime bie: 1! il est bienveillant, et tout ce qui s'ensuit, il donne de l’argent de poche, joue avec vous, et tout ce qui s'ensuit ; mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi il na pas voulu recevoir mon père. Et mon père avait fait dix milles à pied, pour voir Sir Willoughby ! Et il a dû reïlaire ces dix milles sous la pluie, pour reprendre le chemin de fer et rentrer à la maison |! — loin, à Devonport —— Parce que Sir Willoughby avait refusé de le recevoir, bien qu'il fût
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