‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 149 sur 189 · LA NOTE DES QUATRE À LA PORTE · texte numérisé non relu

LA NOTE DES QUATRE À LA PORTE

les inteotions bienveiUantee qui ont servi de guide à la poli* tique des Cours signataires de la Convention du 15 juillet.

Dans cet état de choses, les quatre Cours ont répondu d'avance au désir que la Porte a exprimé de voir leurs Consuls retourner à Alexandrie; et le Protocole signé à Londres le 5 de ce mois a déjà invité les représentants des quatre Puissances à s'entendre avec la Porte, pour fixer le moment oh les dits agents devront simultanément retourner en Egypte. Quant aux détails qui concernent radministration intérieure de cette province, et auxquels se réfèrent les firmans émanés le 13 février, les soussignés viennent d'être informés d'Alexandrie, en date du 24 du même mois, que la majeure partie de ces points se trouve déjà réglée.

En effet, Méhémet-Ali a reconnu, sans réserve aucune, que tous les traités et toutes les lois de l'Empire devront s'appliquer à rÉg^^te comme à toute autre province de cet Empire; il a souscrit aux ordres qui lui ont été adressés par la Sublime Porte pour régler en Egypte le système monétaire, la levée, le service et Tuniforme des troupes, et la construction des bâtiments de guerre; il a replacé sous les ordres de Sa Hautesse le Sultan les forces de terre et de mer de l'Egypte, dont la Sublime Porte elle-même vient de déterminer le nombre; en un mot, H se trouve aujourd'hui légalement placé envers la Sublime Porte dans la situation d'un sujet, Gouverneur délégué d'une province faisant partie intégrante de l'Empire Ottoman.

En partant de ce principe, que la Convention du 15 juillet était destinée à rétablir, c'est à l'autorité seule du Sultan qu'il appartient aujourd'hui de résoudre les questions d'administration intérieure qui restent encore à régler, et de prendre en considération les voeux que Méhémet-Ali a soumis à ce sujet à la décision de Sa Haut esse.

Sans entrer, à cet égard, dans un examen qui ne serait point de leur ressort, les soussignés ne peuvent se référer qu'aux principes énoncés dans la Note collective qu'ils ont eu l'bon-

408 13 ICARS 1841.

neiir d^adresser à M. rAmbassadeur Ottoman sous la date du 30 janvier.

Ces principes, basés sur les conditions de PActe séparé de la Convention du 15 juillet, serviront de règle aux expfica* tions amicales que les Représentants des quatre Cours pour» raient encore être appelés à offrir à la Sublime Porte.

Les soussignés ont la ferme assurance que ces expUcatiiniB, conçues dans un sincère esprit de conciliation, trouveraient auprès du Sultan le même accueil qu'il n'a cessé de faire aux conseils déjà donnés par ses Alliés, conseils désintéressés et sincères, que Sa Hautesse a justement appréciés lorsqu'elle a accompli, par un acte de clémence, une oeuvre de padfica» tion que ses Alliés l'avaient loyalement aidé à assurer.

Les soussignés, etc. etc.

esterhazy - palmerston - bulow - Brunnow - Neumann.

Gomtpondanee politiqae. Egypte, Xm, f<M 9 e t.

Page 1