‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 161 sur 189 · Monsieur Nesselrode 1 Son Excellence Monsieur · texte numérisé non relu

Monsieur Nesselrode 1 Son Excellence Monsieur

LE Comte Pahlen, etc. etc.. Saint Pétersbourg, 25 novembre 1840

Sommaire: Satisfaction de l'Empereur au sujet des premières conversations engagées avec le nouveau ministère français, qui veut faire cesser dans les esprits une effervescence dangereuse. — La Russie avait tou-

jours regretté que la France se trouvât en dehors des négociations sur la question orientale. — Le dernier discours de M. Guizot à la Chambre des Paris a beaucoup plu; on aime la franchise avec laqueDe il a af* firme que les Puiseanees signataires de la convention de Londres n'avaient voulu ni Insulter, ni tromper, ni isoler la France. — H n'était pas juste de penser que le gouvernement russe était le promoteur du dissentiment qui s^était produit entre la France et l'Angleterre. — On a cru devoir laisser passer certaines insinuations de M. Thiers sur ce point, pour ne rien envenimer^ -^ On pourrait faire aussi beaucoup de réserver sur quelques points de la note &ançaise du 8 octobre, où M. Thiers attribue encore à la Russie des ambitions contraires à l'indépendance complète de la Porte. — On préfère retenir ce qu'elle contient de pacifique et de pratique pour arriver à la solution du problème turco-égyptien. — Dès lors on fera tout pour ouvrir à la France la voie d'un rapprochement avec les quatre Cours. — Elles ne pouvaient pas sous des menaces de guerre; elles le peuvent avec le nouveau cabinet qui s'annonce comme un ministère de paix» — La première preuve en est donnée par leur démarehe auprès de la Porte pour qu*elle rende à Mohamed Aly le gouvernement de l'Egypte, ce qui fournit au gouvernement firançais un moyen de prendre part à l'œuvre de pacification commune* — Ainsi sera vaincue l'obstination que le Vice-roi a montrée jusqu'à présent; une solution définitive fera prompte» ment cesser rétat de crise oîi elle tient encore le monde. — Le comte Pahlen est invité à porter à la connaissance de M. Guizot la présente communication.

Pa^.

CmCULAIEË EN DATE DU 27 NOVEMBRE 1840, ABREBSÉE

PAR LE Divan ou Cabinet particulier ue Mêhé* met-Ali à toutes les administrations de l'Egypte , . . . , , • , , .

Sommaire: C'est une loi de Porganisation du monde que la paix succède â la guerre comjne la guerre à la paix, — Ainsi depuis la bataille de Nézib, 0 n'était

question que de la guerre. — Voici revenue Pépoque providentielle de la paix: conuBUiiieatiûii de Famind Napier annonçant que les Grandes PuisBances de FËurope avaient reconnu à la famille du Vice -roi le gouvernement héréditaire de FÉgypte» - — Le Viceroi a tout de suite accueilli cette demande et donné des ordres pour révacuation de la Syrie par les tronpes d^Ibrahim-Pacha*

36. — M, CocHELET À Son Excellence Monsieur Guizot Ministre Secbétaire x>*État des Affaires étrangères. Alexandrie, le 27 novembre 1840 , 9-^

SOUMAIRE: Résolution prise par le Vice^roi d'accepter l'hérédité de l'Egypte seule, de rendre la flotte ottomane et d'évacuer la Syrie. — Circonstances qui ont amené cet important dénouement. — Sollicitations de tout son entourage et du commerce par crainte d*un bombardement. — Agitation parmi les troupes: Mohamed-Aly a pu redouter une insurrection de soldats cpii eût pu lui coûter la vie. — Il a seulement voulu obtenir du Commodore Napier les garanties des avan* tages promis. *— Mohamed- Aly a demandé à voir Cochelet. — Cochelet s*y est refusé^ n'ayant pas à prendre part aux arrangements convenus entre le Vice-roi et le commodore anglais, et devant attendre là-dessus les ordres de son Gouvernement; il a ajouté (pi'en agissant ainsi après sa lettre an Roi, Mohamed- Aly se mettait dans une position fausse, peu digne et peu honorable. — Cochelet n'a pas voulu s'associer à la défection peu digne du Vîce-roi à lui seul de juger de la gravité des circonstances; mais Cochelet regrette qu'il ait abusé la France sur sa force et sur son caractère. — Le lendemain de la réception du Bairam^ Cochelet lui souhaite une position « digne et tranquille »: il y sent un reproche, lève les yeux au ciel, dit qu'il a 72 ans et qu'il croit à la fatahté. — Le Vice-roi reçoit le commodore Napier avec des égards inaccoutumés. — Cochelet emploie à ce sujet le langage le plus sévère; il y a là quelque chose de

TABLE ANALYTIOtTE DES MATIÈRES,

honteux, après tant de jactance, après avoir accepté le défi de toute TEurope. — On Bretonne beaucoup, dans touB les milieux, de Finitiative prige par le commodore Napîer, avant toute commiinlcationa régulière de la Porte ou des autres Puissances em-opéeuues* — Cocliçlet demande le congé qu'il désire lepuia longtemps^ fatigué de cette longue miâdon ce pendant laijneUe s^est joué le plus grand drame politique des temps modernes ». — ^ D pourrait être remplacé proviBoirement par M. Dcsmeloi^es, coniul à Beyrout.

^ — Copie d'une coRRESFomïANCE de Cowstantinople,

en date de 27 novembre 184D , 106

Sommaire: Nouvelles contradictoires. — Izzet Mébémet Pacba, qui avait été nommé Pacba d'Acre et d^Égypte, a été destitué pour sa mauvaise conduite^ — Son successeur, Scherié Pacha, a été nommé aussi au pacbaHk d*Égypte: ce qui ne s'accorde pas avec ce qu'on dit au sujet des dernières décisions des PuiBsances. — Mais Hescbid Pacha Impose ses volontés, Reschîd-Pacha a beaucoup d'ennemis. — La Russie semble se rapprocher de la France: mais Piniluence anglaise est prépondérante. — On signale du mécontentement et une vive agitation parmi les troupes de Syrie* — Quand même il semble qu'on soit à la veille d'une solution.

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