‹ L'Égypte et l'Europe; la crise de 1839-1841;Chapitre 189 sur 189 · M. CocHELET 1 Son Excellence Monsieur Guizot Mi · texte numérisé non relu

M. CocHELET 1 Son Excellence Monsieur Guizot Mi

nistre Secrétaire d'état des Affaires étrangères. Alexandrie, le 8 mars 1841 381

Sommaire: Les avantages obtenus par les Anglais en Egypte se réduisent jusqu'ici à peu de chose: concessions de terrains; Communications avec l'Inde; la compagnie péninsulaire-orientale; ses bateaux vont assurer des services particulièrement rapides. — Sans doute les Anglais vont chercher à diriger quelques services publics: ainsi le commodore Napier a offert à Mohamed Aly le concours d'un amiral anglais; Mohamed Aly l'a refusé; il aimerait mieux les services d'un amiral français. — n sera possible à la France de garder en Egypte une place privilégiée.

5. M. CoCHELET i son EXCELLENCE MONSIEUR GuiZOT MI- NISTRE Secrétaire d'État des Affaires étrangères, Alexandrie, le 10 mars 1841 384

SoBtMAiEE: Le départ des émire du Liban accompagnés du Commodore Napier. — Cochelet les a vus; il leur a rappelé les privilèges obtenus pour eux dans le passé par îa France et notamment par Louis XFV lors de Tambassade du marquis de Nointel; il les engagés à avoir confiance dans l'avenb. — ^ On dément ce qui a été dit d*un mariage du colonel Napier avec une parente de l'émir Haidar. — En quittant le consulat de France, les émirs sont passés devant le portrait du Roi. — L^émlr Haidar a mis sa main dans la botte du portrait et Ta ensuite portée sur son cœur et sa bouche. — Cette marque de soumission a été accueillie avec respect par les autres émirs qui nomment le Roi de France leur sultan.

Ph^i

126. — Note adeessêe le ÎI mars 1841, pah Son Excellence Chékib-Effendi, ambassadeur de la Porte Ottomane À Londres, a Son Excellence la Vicomte Palmerston, principal Secrétaire d'état de sa Majesté Britannique pour les Affaires étrangères «*««•••

Sommaire: Communications des deux firmans qui attribuent à Mohamed Aly le gouvernement héréditaire de rÉgypte, et Tadministration de la Nubie, du Darfour, du Kordofan et du Sennaar, d^une ordonnance relative aux arriérés des tributs: d'une lettre du Crandvizir à l*adresse du Pacha d'Ég^-^te,

127. — Le lieutenant-Colonel Gallice, i Monsieur le Maréchal, Duc de Dalmatie, Président du Conseil, MimsTRE Secrétaire d'État de la Guerre. Aiexandrie, le 12 mars 1841 •.,.,..••*. 388

Sommaire: Conversation avec le colonel Schultz, le défenseur de Saint Jean d'Acre, et le jeune Ârago, aidede-camp de Soliman pacha. — La soi-disant bataille de Nézib, a^ malgré la victoire égyptienne, révélé de graves défauts dans le commandement de Tannée d'Ibrahim pacha, — Les causes du facile succès des Anglais. — Les circonstances de la prise de Saint Jean d'Acre: l'explosion des magasins de poudre; la place

a été évacuée trop vite malgré l'avis du cokmel Schultz qui avait été grièvemeut blessé. — Les journaux français devraient réduire à leur valeur des fimCeironnades qui ont un moment trompé tout le monde. — Dtner cliez un riche marchand arabe. — Détails d'installation et d'ameublement. — La morgue des officiers turcs qui étaient de la réunion. — La cordialité et la joie après leur départ. — Il feiudrait que l'Egypte soit délivrée de cette aristocratie turque incapable et hautaine; mais elle ne le sera sans doute que par une intervention étrangère. — La garde nationale, composée et commandée par des Arabes et des fellahs commence à s'opposer aux éléments turcs; c'est pourquoi Mohamed-Aly la retient; il semble que son dernier mot soit: Régner en fondant sa puissance sur l'élément arabe seul. — Le moment est favorable. — Et la France y pourrait fonder solidement le redressement de son ancienne influence; car c'est l'élément turc qui lui est contraire. — La triste condition de la religion. — Le mauvais temps à Alexandrie. — La peste et la misère. — Opinion universelle que c'est le Turc qui porte malheur; et personne ne veut plus travailler pour eux. — Les fellahs craignent que le sultan maintenant n'envoie en Egypte un plus grand nombre de Turcs. — Il est à désirer que « le Turc meure politiquement, et Dieu veuille que sa succession ne soit pas grevée de flots de sang ». — Retour du Pacha à Alexandrie: il fera fortifier l'Egypte, mais sans bruit. — n prie Gallice d'avoir de la patience. — Les intrigues d'Artin bey autour du Pacha pour l'empêcher de savoir la vérité. — Le Pacha regrette le départ de M. Cochelet. — Cochelet annonce à Gallice qu'il vient d'être nonmié bey. — Gallice demande s'il peu accepter: quel but poursuit Mohamed Aly en le mettant ainsi en évidence?

28. — M. Yattier de Bourville 1 Soif Excellence Monsibub LE Ministre et Secrétaire d'État au DiPARTSMENT DES Affaires étrangères 1 Paris. Caire, le 13 mars 1841 403

Sommaihë: Réception par le Yîce-roi: son air de satisfaction. — Ses bons sentunents à Tégard de la France. — Tous les 8oiii& donnés désormaîs à la réorganisation de rarmée. — Formation de camps, — Nouvelle organiiation civile destinée surtout à soulager les cultivateur b« — Continuation des exercices de la garde nationale, — On peut toujours avoir des craintes sur la fidélité des fonctionnaires de Tentourage du Vice-roi.

129, — Note adressée, le 13 mars 1841, par les Plbnipotepi-

tiaires des quatre puissances réunis en conté- RENGE À Londres, i Son excellence Ghékib-Ef-

FENDI, ambassadeur DE LA PORTB OtTOMANE 406

Sommaire: Les plénipotentiaires des quatre Cours prennent acte de la eommunication de la Porte, au sujet de l'attribution du gouvernement de TÉgypte à Mokamed Aly, avec hérédité à de certaines conditions* — Leur vive satisfaction que la crise du Levant ait été amenée ainsi, à une solution définitive, conformément à la conven» tion du 15 juillet 1840. — Leurs consuls retourneront donc à leurs postes à Alexandrie. — La majeure partie des conditions indiquées par le firman d'investiture ont été admises par le pacte d'Egypte. — C'est m.aintenant à la Porte seule qu'il appartient d^examiner les questions d'administration intérieure qui restent encore à régler.

130, — Projet de protocole paraphé le 15 mars 1841 ...... 408

Sommaire: Le Gouvernement firançais sera invité à participer à la négociation de la convention des Détroits* — Communication lui en sera faite par les soins du Gouvernement anglais au nom des quatre Cours et de la Porte.

131, ^— Projet de convention paraphé le 15 mars 1841 410

Sommaire: Le texte du projet de convention où place est faite au représentant du gouvernement français.

Page 1