Montagnes et Sels on tonens
SomiATm»; La direction générale de la chaîne arabiqpie est dn nord-oneit an waêr est, détenninant ainsi deux versants, Tnn vers la mer Ronge, Fantre vers le novd* est dans la direction dn Nedj. — Le versant occidental est très alimpt et sonvent n*est accessible qae par des sentiers on des défilés étroits; Tantre vensat est en pente pins donce. — La liantenr doit être considérable pniaqa*on y a ^ de la glace an mois d*avriL
La direction générale de la portion de la chaîne arabiqae comprise dans notre carte est du nord-ouest au sud-est. Elle divise PArabie en deux versants le versant occidental dont les eaux se jettent dans la Mer Rouge et le versant oriental
dont les eaux se perdent généralement dans les sables en se dirigeant vers le nord-est, La direction des eaux de ce dernier versant rend impossible, comme Ta très bien fait observer M, Jomard, une seconde chaîne parallèle à la première et située à deux degrés plus loin vers Test, k Les flancs de la chaîne arabique très abrupts du côté de la mer sont très peu inclinés vers le INedjd. De ces montagnes se détachent dans le Téhamah et dans le désert qui s'étend vers l'orient des rameaux qui forment des vallées oîi coulent des sels qui se perdent généralement dans les sables. k Du côté de la mer, il est très difficile de franchir les montagnes de la chaîne arabique; cependant à l'endroit o& le Sel qui passe à Zémat prend sa source, la chaîne qui s^abaisse .brusquement forme un passage praticable aux troupes et LUX voitures de Tartillerie de campagne. Le passage de Djebelara, d'un accès plus difficile, n'est accessible qu'aux hommes aux bêtes de somme. Dans tous les autres endroits, les abyles ne communiquent avec le Téhamah que par des sentiers très rai des ou même par des escaliers taillés dans le flanc de la montagne.
p On n'a jamais fait des observations pour déterminer la hauteur de la Chaîne Arabique, cependant son élévation ^oit être considérable puisque nous avons connu des person* nés qui y ont vu de la glace dans le mois d'avril et y ont souflFert un froid excessif. M, Chédufau et M. Mari qui sont restés 8 ans dans ces montagnes n'y ont jamais vu de la neige en aucune saison, ni de la glace en été.
Sels, Tous les Sels du Téhamah prennent lexirs sources ians la Chaîne Arabitjue, se dirigent presque tous du nord- ^t au sud-onest et se perdent dans les sables quelques Ueues Rvant d'arriver à la mer. Le Sel de Haly descend des montajnes de l'Acir, reçoit par sa rive droite 4 petits affluens qui Boulent dans les montagnes de Ridjal-Alma et se dirige du lud-est au nord-ouest jus<|u'à Haly. Il disparaît à 5 à 6 Ueues le ce village. C'est le seul où l'on trouve de l'eau en été* Grossis
par les pluies de Phiver, tous ces Sels débordent quelquefois, forment de grands lacs, coupent les communications des caravanes, emportent les cabanes des Bédouins et les forcent à chercher un refuge dans les montagnes.
Sur le versant oriental nous voyons le Sel de Tarabah qui se perd au-dessous de Khourma; le Sel Therad qui se jette dans le lac de Wardat; le Sel Khaniyah qui disparaît dans la plaine de Mirer et enfin le Sel Bicheh qui descend des montagnes de PAcir et se divise vers Pentrée de la vallée de Dawacir. Quoique grossi par de gros affluens, le colond Mari prétend qu'il n'a jamais vu beaucoup d'eau dans son lit. C'est parce que les eaux s'infiltrent à travers les sables, rencontrent une couche imperméable et prennent sans doute un cours souterrain. Aussi trouve-t-on dans les environs une foule de puits où les bédouins trouvent de l'eau dans toutes les saisons. Des Arabes ont affirmé à M. Chedufau que ce Sel reparait plus loin à la surface pour se jetter dans un lac appelé Salomé. Il en sort, disent-ils, pour se rendre dans le golfe persique en disparaissant et reparaissant plusieurs fms. Ce récit semble confirmer les conjectures de M. Jomard qui a fait remarquer l'importance du courant de Bicheh, celle de ses trois affluens, sa direction conforme à celle de l'Aflan et l'absence d'obstacles connus entre les montagnes d'Acir et le golfe Persique.