‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 133 sur 222 · FLI · texte numérisé non relu

FLI

F étant la fréquence.

L’enroulement du stator B, étant monté en dérivation sur l’alternateur et ne produisant que des flux, n’est parcouru que par du courant déwatté en retard d'un quart de période sur la différence de potentiel OA; O i est la direction de ce courant, qui développe un tlux Odq de même

direction. L'intensité de ce flux est constante puisque l’on admet que la tension OA est invariable. L’orientation de O]/, varie, au contraire, en même temps que celle de OA en lui restant toujours perpendiculaire.

L’enroulement du stator C est parcouru par le courant fourni au réseau d’utilisation. Le flux 0\>.2 sera donc dirigé suivant 01, lui sera proportionnel el son orientation dépendra de l'angle <p ; cette orientation variera avec le facteur de puissance.

Il est facile de voir que la résultante 0>I» des ilux Ojq et O j/2 est perpendiculaire à OB. Sa direction est donc invariable.

En réalité, si la force électromol rice induite dans l’excitatrice est proportionnelle à 0<I>, il n'en est pas moins vrai que les parties AA' sont soumises à l’influence des champs ()^( et Oj/., dont les orientations sont variables. 11 s’ensuit que les plans de commutation des parties AA' sont variables et il est nécessaire d’équilibrer les réactions d’induit au moyen d’un enroulement du genre Ryan. Grâce à cet enroulement compensateur, les plages de commutation sont très agrandies et les balais peuvent fonctionner sans étincelles.

On a supposé que les champs 0},, Oj/2 et Od> étaient fixes; en réalité ils tournent et il y a lieu d’examiner maintenant comment le courant recueilli aux balais peut néanmoins être continu.

Pour obtenir du courant continu, M. Leblanc a recours à un artifice très ingénieux : les sections de l’induit, au lieu d’être reliées au collecteur à la manière ordinaire, c’est-à-dire en reliant la section 1 à la lame 1, la section 2 à la lame 2, etc., sont connectées à rebours. Dans ces conditions, la section 1 est reliée à la lame n, la section 2 à la lame n — 1 , etc., et la section n à la lame 1.

La figure 59 représente ce mode de connexion pour une machine bipolaire.

Les liaisons en pointillé, qui n’existent pas en réalité, sont celles que l’on effectue d’ordinaire. Si on suppose que l’induit tourne dans le sens indiqué par la flèche de gauche, il est facile de voir sur cette figure que, lorsqu’une section avance d’un angle égal au sien, la lame du collecteur correspondant à la section qui la suit a avancé d’un angle double. Tout se passe comme si le collecteur tournait deux fois plus vite que l’induit, une lame quelconque ayant déjà, par connexion, une avance égal à l’angle dont la section correspondante va avancer. Donc, si l’induit tourne dans la direction pp, , il serait nécessaire de donner aux balais une vitesse angulaire deux fois plus grande que celle de l’induit pour que le courant recueilli soit continu.

Les balais devraient courir après leurs lames et rattraper le plan de commutation scy, qui tourne à une vitesse angulaire qui est le double de. celle de l’induit . Dans ce cas, le champ induc-

teur fait n tours par minute; l’induit tourne dans le même sens à la vitesse angulaire de -, et les balais ont, toujours dans le même sens, une vitesse angulaire égale à n.

r.ROüPES É LECTROf. K NE S A COURANTS ALTERNATIFS

En changeant le sens de rotation, tout en conservant les valeurs relatives de ces vitesses, le champ inducteur fera » tours par minute dans le sens indiqué par la flèche de droite; l’induit

tournera dans le même sens à la vitesse-' et les balais resteront immobiles. 11 suffit donc do

choisir convenablement les sens de rotation et les vitesses relatives de l'induit et du champ tournant inducteur pour qu'il soit possible de laisser les balais fixes.

La même explication s'applique naturellement dans le cas d'une dynamo multipolaire.

En réalisant le dispositif qui vient d'être décrit, on serait amené à donner un très grand nombre de pôles à l'excitatrice, même dans le cas où la vitesse angulaire serait plus grande que celle de l’alternateur. Pour arriver à réduire le nombre de pôles, M. Leblanc a eu recours à un nouvel artifice qui consiste à réduire le nombre des lames du collecteur d'une dynamo multipolaire en le divisant par un multiple du nombre de pôles.

Dans une dynamo ordinaire, les balais devraient alors tourner; mais, on utilisant un champ tournant comme inducteur, on peut, comme il a été déjà dit, arriver à les rendre fixes; c'est une question de vitesse et de sens de rotation du champ inducteur et de l'induit.

Soit p le nombre de paires de pôles de la dynamo avec sections de l'induit reliées en parallèle; il y aura, par conséquent, un nombre de lignes de balais égal à 2p et les lames du collecteur seront reliées au moyen d'un connecteur. Si on divise par p ce nombre de lames, il est évident que, si les balais tournaient, leur vitesse devrait être multipliée par p pour que la commutation puisse s'effectuer comme d'habitude.

D'autre part, si le nombre de paires de lignes de balais était égal à k, cette vitesse devrait

être, au contraire, divisée par k pour que la vitesse réelle à donner aux balais soit égale à -,

h étant un diviseur dep. Dans ces conditions, tout se passe comme si le nombre de pôles était égal à p - \- k.

La fréquence des courants qui alimentent les stators B et C étant F, et la vitesse angulaire de l'induit étant », il faut, pour que les balais soient fixes, que :

F — pu

•'est -à-dire :

Dans l'excitatrice de M. Leblanc

et

La fréquence étant de 50 périodes par seconde, la vitesse h donner à l’induit sera :

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