II — ACCUMULATEURS AU PLOMB A OXYDES RAPPORTÉS
Cette catégorie d'éléments renferme de nombreux types qui ne diffèrent entre eux que par des détails.
On sait que 1 emploi industriel de l’accumulateur date seulement de l’invention de Faure; aussi les plus anciennes manufactures d’accumulateurs produisent ce genre d’élément. Les formes des supports destinés à retenir l'oxyde sont très variées. On construit généralement les plaques en empâtant ces supports; les plaques positives qui doivent être robustes sont plus habituellement constituées par empâtage d’un support plein ; tandis que les plaques négatives, dont le poids peut ainsi être notablement réduit, sont montées avec support perforé.
Ces accumulateurs, dont la capacité spécifique initiale peut être très élevée, sont généralement adoptés pour la traction.
1° Accumulateurs stationnaires. — Éléments de la Société anonyme rouit le travail électrique des métaux 'groupes a , b etc). — Les plaques positives de ces éléments sont constituées par un support plein empâté. Ce support se compose d’un quadrillage, venu de fonte, en plomb antimonié; ce quadrillage est formé par une série d'augets inclinés très rapprochés les uns des autres, qui sont disposés de chaque côté d'une âme centrale. Le support est empâté à la main avec du minium imbibé d'acide sulfurique; comme il n'est pas attaqué sensiblement par l'électrolyte, il peut subir un grand nombre de réempàtages. La matière active représente, suivant la dimension des plaques, de 22 à 15 0/0 du poids total.
Les plaques négatives ( fig . 5) sont obtenues par un procédé spécial : On coule sous forme de pastilles rectangulaires un mélange de chlorure de plomb et de chlorure de zinc; après quoi on dispose ces pastilles en nombre convenable dans un moule spécial et on les réunit électriquement en coulant dans les intervalles du plomb antimonié. La plaque ainsi obtenue, qui est formée d'un quadrillage métallique retenant les pastilles, est réduite par le zinc, puis peroxydée par le courant. Dans ces plaques, la matière active forme de 50 à 27 pour 100 du poids total des plaques, suivant qu'on veut obtenir une capacité spécifique plus ou moins grande.
Les plaques positives et négatives sont suspendues dans les bacs par des talons qu’elles portent à leur partie supérieure et viennent reposer sur des dalles de verre.
L'isolement des plaques entre elles est obtenu par des tubes de verre qui fixent leur écartement.
Jusqu'à la capacité normale de 200 ampères-heure, les bacs sont en verre; au-dessus de cette capacité, ils sont en bois doublé de plomb.
Les modèles stationnaires sont tous identiques.
A titre d'exemple, nous donnons, d’après le constructeur, les éléments de construction et les constantes de deux modèles exposés :
Fig. 5.