‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 208 sur 222 · IG · texte numérisé non relu

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Parafoudre à peignes réglables.

- Parafoudre à peignes, éventuellement, la destruction des appareils générateurs.

Parafoudres à peignes. — Ces parafoudres ne conviennent qu’aux lignes courtes alimentées par courants de faible tension. Nous en reproduisons des modèles présentés par la Compagnie française d Appareillage électrique {fig. 102) et la Compagnie française de Constructions électriques [fig. 103).

A P PAH E 1 1. 1. A (i E

Parafoudres à disques. — Pour des tensions de 700 à 8U0 volts, on peut employer des disques en laiton ou en zinc superposés et séparés par des disques isolants. Le disque supérieur est relié à la ligne et le disque inférieur à la terre. L’arc amorcé par la décharge atmosphérique se souffle de luimême, grâce aux propriétés d’étoulfement des métaux employés (fi g. 104).

Parafoudres à cylindres. — Ces appareils utilisent, comme les parafoudres à disque, les propriétés d’éloufl'ement de l’arc électrique des alliages renfermant du zinc. Le type exposé par la maison Ganz et C'e, de Budapest (/?//. 105), est constitué par plusieurs cylindres en bronze montés sur deux prismes en marbre et laissant entre eux des espaces d’air de quelques millimètres. Les cylindres peuvent tourner autour d’axes en marbre. Après le coup de foudre, on peut tourner dans un autre sens les parties brûlées par la décharge atmosphérique, de sorte qu’il y a toujours des surfaces propres et non endommagées en regard les unes des autres.

Fit;. 104. — Parafoudre à disques de la Compagnie française d’Appareiliage électrique.

L’extinction de l’arc se fait automatiquement par les vapeurs métalliques qui se forment sous l’action de l’arc momentané.

Le nombre des cylindres est déterminé par la tension de service. Le modèle exposé a neuf cylindres, en sorte qu’on peut l’employer à basse tension jusqu’à 500 volts aussi comme parafoudre tripolaire. En ce cas, on réunit le cylindre du milieu et les deux cylindres extérieurs

Fig. 103. - — Parafoudre à cylindres. Fig. 1 OG. — Parafoudre électromagnétique.

aux trois conducteurs à protéger, tandis que les troisièmes cylindres, à partir des extrémités, sont reliés à la terre. A .3 000 volts, on ne l’emploie que comme parafoudre unipolaire, en reliant un cylindre .extérieur à la canalisation, l’autre à la terre. L’appareil est protégé contre la poussière par une boîte de tôle émaillée.

11 se compose d’un levier à bras double aux deux extrémités duquel sont des pièces métalliques dentées, et, en outre, sur le bout gauche, encore une pièce de fer doux. Vis-à-vis de la pièce métallique droite, c’est-à-dire au-dessous d'elle, il y a une autre pièce métallique reliée à la canalisation. Dans la figure, cette pièce est recouverte d’une plaque en marbre horizontale,

par la fente de laquelle passe la pièce mobile. Ée fer doux forme culasse de 1 électro-aimant, dont la bobine est reliée d'un côté h la terre, de l’autre au levier par un ruban en cuivre flexible.

Monture sur poteau.

Monture sur console.

Fig. 107. — Parafoudre ii cornes Siemens et Halske.

Si la bobine est sans courant, les parties métalliques dentées sont, des deux côtés, si près l’une de l’autre, qu’il n’y a entre elles qu’un espace de quelques millimètres. Si la foudre

’ig. 108. — Photographie continue.

Fig. 109. — Photographie discontinue.

Parafoudre à cornes amorcé sur une ditférence de potentiel de 10 000 volts.

frappe la canalisation, elle saute par l’entrefer de droite, court le long du levier et va en partie directement sautant par l’entrefer de gauche, en partie par la bobine de l’électro-

APPAREILLAGE

aimant à la terre. La bobine, sous l’action du courant de la foudre, attire le fer doux, et la partie métallique droite se trouve, grâce au rapport des leviers, soulevée rapidement. Les arcs éventuellement formés aux deux bouts sont ainsi énergiquement éteints. Du côté droit, l'interruption est facilitée parla plaque de marbre. Le parafoudrede gauche ne sert qu’à la protection de la bobine de l’électro-aimant.

Parafoudre à cornes de la maison Siemens et Halske. — Ce parafoudre (fl g. 107), aujourd’hui très répandu, est constitué par deux cornes en arrière dont l’une est relevée au fil aérien à protéger et l’autre à la terre. La distance entre la base des cornes est calculée d’après la ten. sion de la ligne. L’arc éventuellement amorcé par la foudre se rompt automatiquement par connection en produisant une grande ilamme que la maison Siemens el Ilalshe reproduisait artificiellement à l’Exposition, à l’aide d’un transformateur spécial. La figure 108 représente la flamme d’un amorçage sur 10.000 volts photographiée directement. La figure 109 représente la même ilamme photographiée à travers un disque tournant à grande vitesse devant l’objectif et portant un grand nombre de fentes démontrant ainsi le mouvement progressif de l’étincelle de bas en haut.

Parafoudre à cornes de l’A. E. G. — Dans ce modèle (fig. 110), le courant principal traverse quelques spires enroulées autour d’un noyau magnétique qui a pour objet de souffler magné¬

tiquement l’étincelle. La distance des doubles cornes peut varier, à la base, entre 5 et 15 mm ; mais il ne faut pas descendre au-dessous de 8 mm, si l’appareil n’est pas protégé contre la pluie qui pourrait amorcer l'arc.

Dans les endroits couverts, il faut au moins 1,5 m de hauteur entre les pointes des cornes et le plafond, afin d’éviter l’incendie que pourraient amorcer les étincelles au moment de la

décharge. La bobine magnétisante, intercalée dans le circuit du côté des appareils à protéger, présente l’avantage d’offrir une impédance considérable aux décharges atmosphériques dont la fréquence est très élevée.

Parafoudre pour système série. — Comme dans la distribution en série, il n'y a le plus sou. vent que deux lignes à protéger, on se contente de brancher sur chaque pôle un ou plusieurs parafoudres à fonctionnement automatique (fîg. 111). Les étincelles peuvent être extrêmement longues, vu l'élévation de la tension; il faut donc rompre brusquement la dérivation à la terre; les peignes des parafoudres sont, dans ce but, montés sur un long bras mobile actionné par un électro-aimant. L’arc qui se produit est ainsi rapidement coupé par l’écartement du bras.

Fermé. Ouvert.

Fig. lit. — Parafoudre pour système série de M. H. Thury.

Dans les stations génératrices, il convient de placer un certain nombre de ces appareils,

I rois ou quatre, sur chacune des lignes, afin d'éviter le danger résultant d’une décharge atmosphérique pendant qu’un bras reprend sa position normale.

La protection de chaque moteur est généralement assurée par trois parafoudres automatiques, dont deux communiquent avec le sol et ont leurs peignes réglés à une distance en rapport avec la tension totale utilisée, ce qui évite une trop grande fréquence des décharges. Le troisième parafoudre n’est pas relié au sol; il est branché directement entre les pôles, dans le but de protéger le moteur et ses appareils contre certaines décharges circulatoires, qui peuvent provoquer le fonctionnement intempestif du by-pass, ou'même détériorer les isolements du moteur ou de ses accessoires.

TABLE DES MATIERES

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