‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900 (volume 2)Chapitre 213 sur 222 · II. — RÉSEAUX SECONDAIRES · texte numérisé non relu

II. — RÉSEAUX SECONDAIRES

Ces réseaux sont établis à 110 volts ou 220 volts, deux fois 110 volts, ou deux fois 220 volts suivant l'importance du réseau secondaire. Si l’Exposition de 1900 n’en présentait pas beaucoup d’exemples, c’est que la distribution parcourants alternatifs simples n’y était pas employée.

Les deux secteurs parisiens de distribution par courants alternatifs simples n’en offrent pas non plus beaucoup d’exemples, pour des raisons d’ordre purement administratif. Les canalisations revenant à la Ville de Paris en fin de concession, les concessionnaires n’ont aucun intérêt à disposer dans le sol un réseau secondaire important et coûteux pour l'amortissement duquel le temps de la concession est insuffisant.

Sous-stations. — L’emploi de sous-stations desservant un réseau secondaire important à basse tension est relativement peu répandu avec les courants alternatifs simples. Nous le retrouverons, au contraire, très développé avec les courants alternatifs polyphasés. Les sousstations constituent alors des portes de transformation non seulement des deux éléments de la puissance électrique fournie, tension et intensité, mais encore de la forme de ces courants, que l’on transforme en courant continu pour la traction et même pour l’éclairage.

Couplage en parallèle. — L’Exposition ne présentait aucun dispositif de couplage en parallèle des alternateurs à courants alternatifs simples, par l’excellente raison qu’il n’y figurait qu 'un seul alternateur produisant des courants alternatifs simples.

Le Secteur ues Champs-Elysées et le Secteur de la Rive Gauche, qui transmettent et distribuent tous deux l’énergie électrique à la fréquence de 42 périodes par seconde à 3 000 volts au primaire et 110 volts au secondaire, utilisent le dispositif bien connu de l’indicateur déphasés avec transformateurs alimentant simultanément des lampes de phase et un voltmètre. Le couplage se fait à l'instant où la lampe passe par son écla t maximum et que le voltmètre indique la tension la plus élevée.

TRANSPORT DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Le transport de l’énergie constitue le cas le plus complexe, car il implique à la fois la production de l’énergie électrique dans une usine centrale, la transmission de cette énergie ii haute tension, sa transformation dans des sous-stations, et sa distribution aux appareils d'utilisation.

Le transport de l’énergie électrique se fait aujourd’hui par deux systèmes que nous examinerons successivement :

A. Courants alternatifs polyphasés à potentiel constant .

B. Courant continu à intensité' constante.

Lorsque le transport de l’énergie doit se faire sans distribution, lorsqu’il s’agit, par exemple, de transposer une puissance mécanique de grandeur variable du point A au point B, on a fait souvent usage, avant 1892, de deux dynamos série à courant continu, reliées entre elles par une ligne de transport, et dont les bobinages étaient calculés pour que, si la génératrice placée en A tourne à vitesse constante, quelle que soit la charge, depuis la marche à vide jusqu’à la puissance normale maxima prévue. Le transport se fait alors à tension et intensité variables. On a renoncé aujourd'hui à cette combinaison qui limite la puissance transmise et rend le contact des machines dangereux. L’Exposition de 1900 n’offrait aucun exemple d’application de ce système à peu près abandonné aujourd’hui, bien que très employé en 1889.

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