FABRICATION DE PRODUITS PRÉCIPITÉS
Lorsque l’on électrolyse sans diaphragme une solution d’un sel alcalin approprié (chlorure, sulfate, azotate) avec une anode soluble, l’alcali formé à la cathode précipite le sel métallique entré en solution en donnant l'hydrate du métal. Si cet hydrate est facilement réductible, une partie passe à l'é'at métallique et altère le produit ; mais on peut remédier à cet inconvénient par des artifices divers (augmentation de la densité de courant cathodique, entoilage de la cathode, etc.). Si, dans l’électrolyte, on fait arriver en cours d’opération un acide faible, non susceptible d’attaquer directement le métal et donnant un sel insoluble, on obtient directement le précipité. C’est ainsi, par exemple, que l’on peut obtenir la céruse (hydro-carbonate de plomb), le jaune de cadmium (sulfure de cadmium), le vert de Scheele (arsénite de cuivre), etc.
Ces procédés sont peu employés. Pour le cas de la céruse, notamment, un grand nombre de brevets ont été pris, mais ne paraissent pas donner dos résultats satisfaisants. Une usine d’essai fonctionne actuellement près de Cologne.
M. Peyrusson exposait un certain nombre de produits obtenus d'après des procédés analogues, notamment de la céruse, du phosphate de cuivre et du chromate de plomb.
ELECTROCHIMIE