‹ L'Électricité à l'Exposition de 1900Chapitre 34 sur 123 · HO · texte numérisé non relu

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liquide sort de leleclrolyseur C par la partie supérieure et se rend dans un récipient D, où

il s accumule pour se rendre dans le réservoir E; enlre les deux se trouve une soupape de retenue. Lorsque E est plein, le liquide est envoyé en G par l’air comprimé au moyen du

ÉLECTROM ÉÏALLURGIE

compresseur F actionné par le moteur 1, puis revient dans la cuve d’électrozincage à la partie inférieure et du côté opposé à celui par où il est sorti. La manoeuvre se fait automatiquement au moyen d'un robinet à trois voies fixé à la conduite d’air comprimé et commandé par un flotteur situé dans le réservoir G. Lorsque celui-ci est vide, le flotteur dirige le robinet de façon que l’air soit comprimé en E et fasse monter le liquide, la soupape de retenue l’empêchant de retourner en D; pendant ce temps, le liquide qui sort de l’électrolyseur s’accumule dans ce dernier bassin. Lorsque G est plein, le flotteur fait manœuvrer le robinet à trois voies de façon que l’air n'aille plus dans E, qui peut alors se remplir du liquide accumulé en D; pour utiliser l’air comprimé, on l'envoie alors dans la cuve de zincage où il maintient la solution agitée.

Fig. 131 et 132. — Cuves d’électrozincage pour tubes.

C’est dans la cuve G que se fait la régénération de l’électrolyte. Ces cuves portent un châssis en bois recouvert de paillassons sur lesquels on étend une couche de coke concassé ; au dessus on place des déchets de zinc ou du gris de zinc. I/électrolyte, qui est devenu très acide, se trouve neutralisé; mais, comme nous l’avons vu, il faut toujours laisser une certaine acidité. Pour déterminer si l’acidité est convenable, l’ouvrier chargé de la conduite de l’opération fait de temps en temps des dosages de la façon suivante : Dans un vase pouvant être bouché, de 250 cm3 environ, on introduit 200 cm3 d’électrolyte ; puison dissout dans un peu d’eau chaude une capsule de gélatine contenant la quantité d’alcali nécessaire pour neutraliser l’acidité de 200 cm3 de solution renfermant 0,6 gr d’acide sulfurique par litre ; on ajoute les eaux de lavage, puis une quantité déterminée, 2 cm3 par exemple, d’une solution de lacmoïde. On agite ; si la solution est bleue, elle ne renferme pas assez d’acide ; il faut en ajouter avant de l’employer et

faire un nouveau titrage. Si la solution est violette, elle est bonne ; si on a une coloration rouge, la solution est trop acide ; dans ce cas, on refait un nouvel essai, en dissolvant, outre la capsule de gélatine correspondant à 0,6 grpar litre, une plus petite renfermant de l’alcali correspondant à 0,3 gr par litre (200 cm-*). Si la coloration est bleue, la solution est également utilisable; si elle est rouge, elle doit être passée dans le régénérateur, car elle est trop acide.

Le montage des électrode^ est indiqué sur les figures 128, 129 et 130.

Au cas où l’on désire zinguer des tubes de chaudière, on doit déposer une couche de métal à l’intérieur et à l’extérieur du tube ; le dispositif suivant est alors adopté.

Fig. 133 et 134. — Schéma de l’installation d’électrozincage de la « Gerinania Shipbuilding and Engineering C° ».

On emploie une cuve tubulaire A [fy. 131 et 132) doublée de plomb K, servant d’anode externe; le tube à zinguer N est supporté au moyen de dents par un système disposé spécialement; à la partie supérieure, un système assez analogue le supporte; le tout est traversé par une barre de fer doublée de plomb G servant d’anode interne.

Les figures 133 et 134 donnent le schéma de l'installation d’électrozincage de la « Germania Shipbuilding and Engineering C° ».

Les figures 135 et 136 représentent partie des installations d’électrozincage de MM. Maudslay fils et Field, à Greenwich, et de la « Thames iron works and Shipbuilding C°».

M. Cowper-Coles exposait, à côté de réductions d’appareils que nous signalions plus haut, des échantillons de toutes sortes d’objets en fer ou acier, recouverts de zinc par électrolyse, et notamment des tubes, des plaques, des feuilles, etc.; un certain nombre de ces objets avaient été martelés, tordus, brisés, pour montrer l’adhérence du dépôt de zinc.

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