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Microgalvanomètre astatique Rosenthal. — Le DrTh. Edelmann, de Munich, exposait cet instrument [ fuj. 15), qui dérive du galvanomètre lord Kelvin.

L’équipage mobile comporte un aimant en forme de Z, étroit et relativement haut, dont les branches horizontales ont même polarité; un pôle conséquent se trouve au milieu de la branche verticale [fîg. 16).

Les branches horizontales de cet aimant pénètrent au milieu des bobines R, et 112, dont les bornes d'entrée se trouvent en e et en f. Ces bobines s’appliquent sur un anneau F fixé sur le socle T et sont maintenues par les vis g et h. Cette disposition permet de remplacer rapidement les bobines par d'autres de résistance appropriée aux mesures à effectuer et aussi d’avoir accès à l’équipage mobile. Une cage en fer G met l'instrument à l’abri des influences magnétiques extérieures.

Au-dessus de l'anneau F se trouve la chambre du miroir, fermée par des bonnettes et formant amortisseur à air. Le miroir reçoit le rayon lumineux par l’ouverture L et le renvoie sur l’échelle par l'ouverture K.

Au-dessus de la chambre du miroir se trouve le tube Y, qui supporte un autre tube concen-

Fio. 15.

Microgatvanomclre Rosenthal.

Fig. IG. — Équipage du microgalvanomètre Rosenthal.

Autour de la première sphère, constituée par deux de cos enveloppes, se trouvent deux aimants directeurs recourbés en arc de cercle, ce qui leur permet de se mouvoir entre la sphère centrale et une seconde sphère extérieure en fer qui entoure complètement la première, à une distance de 25 mm. Au-dessus de cet ensemble, une tige verticale supporte deux autres aimants directeurs pouvant glissera frottement doux sur la tige leur servant de support.

Dans le grand modèle de galvanomètre, représenté sur la gauche de la figure 14 et qui comporte deux paires de bobines fixes, les deux enveloppes concentriques en fer sont cylindriques, l'enveloppe intérieure pouvant tourner sur elle-même et l'enveloppe extérieure pouvant

se déplacer verticalement.

Cet instrument comporte, en outre, quatre aimants directeurs extérieurs pouvant se croiser plus ou moins; deux sont mobiles sur une tige inférieure; les deux autres peuvent glisser sur un tube surmontant les bobines et à l’intérieur duquel se trouve le fil de suspension de l’équipage.

Chaque galvanomètre est livré avec une série de quatre bobines facilement amovibles et que l’on peut remplacer par d’autres, de résistances différentes. Les trois séries comportent chacune quatre bobines ayant respectivement des résistances de 2 000, 100 ou o ohms.

Ces galvanomètres sont très sensibles. C’est ainsi que, lorsque la durée d’oscillation est de cinq secondes et que l’échelle est placée à 2 m du miroir, on obtient, avec le galvanomètre grand modèle muni de son équipage léger, une déviation de 1 000 mm avec un courant d’une intensité de 1 microampère.

Les cuirasses en fer dont sont munis ces galvanomètres doivent, pour exercer une protection efficace, avoir une épaisseur minimum de G mm.

trique SS. Une vis tangente d permet de faire tourner le tube V autour de son axe. Le fil de cocon ou la fibre de quartz, supportant l'équipage mobile, s'enroule sur un petit treuil K qui en porte enroulée une certaine longueur.

Le tube S peut s'abaisser ou se relever d’une certaine quantité, permettant ainsi l'emploi d'un fil de suspension plus ou moins long. Un parallélogramme articulé ZypX limite la course de ce mouvement télescopique et des colliers d’arrêt c et m immobilisent le tube dans la position voulue.

Deux aimants directeurs cylindriques MN coulissent dans des tubes fendus, soudés sur le tube S leur servant de support. Des vis de pression a et b permettent de les fixer dans la position qu'on leur a donnée. En faisant sortir ces aimants de leur gaine, l’un vers la gauche, l’autre vers la droite, on allonge le système directeur et l’on augmente son effet ; lorsque, au contraire, ces aimants sont rentrés dans leur gaine, le système directeur n’agit plus, car les pôles en regard sont de signes contraires.

Lorsqu’on agit sur le treuil K dans le sens convenable, on allonge le fil de suspension et, par conséquent, on augmente la sensibilité de l’instrument. En même temps, une crémaillère fait monter le tube d’une même quantité, de telle sorte que le miroir reste toujours à la même hauteur, quelles que soient les variations de longueur du fil de suspension.

Ce galvanomètre a une sensibilité telle que l’on obtient une déviation de 1 mm sur une échelle placée à 1 m, lorsque l'intensité du courant qui traverse les bobines a seulement une valeur de 0,1 . 10<2 ampère.

Galvanomètres Wiedemann. — Plusieurs galvanomètres genre Wiedemann figuraient à l’Exposition; ils étaient exposés par MM. E. Ducretet, de Paris; Hartmann et Braun, de Francfort, et Edelmann, de Munich.

Modèle E. Ducretet. — Le galvanomètre Wiedemann-d’Arsonval, construit et exposé par

M. E. Ducretet ( fig . 17), peut être utilisé à volonté comme galvanomètre apériodique ou comme galvanomètre balistique.

L’équipage mobile est constitué par un petit aimant A, en forme de fer à cheval, fixé à l’extrémité de la tige t qui porte le miroir M. Cet équipage est suspendu à l’aide d’un fil de cocon sans torsion.

Le miroir M est placé à l’intérieur d’un tambour fermé par une glace et peut recevoir toutes les orientations sans qu'il soit nécessaire de toucher aux autres organes de l’instrument.

Pour rendre l’instrument apériodique, on amortit les oscillations de l’équipage mobile en plaçant l'aimant A dans une cavité creusée dans une masse de cuivre rouge. Lorsqu’on veut utiliser l’instrument comme galvanomètre balistique, on enlève la masse de cuivre pour permettre aux oscillations de s’effectuer librement; en agissant convenablement sur l’aimant directeur, on obtient des oscillations suffisamment lentes.

La bobine est divisée en deux parties qui peuvent se déplacer le long d’une règle divisée, permettant ainsi de faire varier à volonté la sensibilité de l'instrument. On peut également avoir plusieurs bobines ayant une résistance plus ou moins grande.

Un aimant directeur BB' sert à faire varier, suivant les besoins, l’intensité et la direction du champ.

Fig. 17. — Galvanomètre Wiedetnann-d'Arsonval.

GALVANOMETRES

Modèle Hartmann et Braun. — Dans ce galvanomètre (/?//. 18), l’équipage mobile comporte un aimant, en forme de cloche, de dimensions très réduites. La masse de cuivre de l’amortisseur a été considérablement diminuée sans nuire à l’apériodicité, ce qui a permis de rapprocher les bobines des pôles de l’aimant et d’augmenter ainsi la sensibilité de l'instrument.

La résistance totale des deux demi-bobines couplées en série est de 400 ohms. Elles peuvent être déplacées le long d’une règle graduée à l’aide d’une crémaillère. Un écran en fer doux entoure l’ensemble de la partie mobile et la protège contre les actions magnétiques extérieures. Cet écran est formé de deux anneaux épais pouvant tourner l’un par rapport à l’autre, afin de croiser les pôles qu’ils pourraient présenter et d’annuler leurs effets.

L’enroulement des bobines est fait avec un double fil, ce qui permet d’obtenir divers couplages et, par suite, diverses résistances, qui sont la moitié, le quart, le huitième ouïe seizième de la résistance totale. Des bornes fixées sur chaque demi-bobine facilitent l’opération des divers couplages désirés et leur mode de montage a été étudié pour que l’on puisse les remplacer facilement par d’autres.

Un aimant directeur, monté sur un collier en

Fig. 18. — Galvanomètre apériodique Hartmann et Braun, grand modèle.

Fig. 19. — Galvanomètre Wiedemann, modèle Edehnann.

laiton, est mobile sur le tube de cristal qui renferme le fil de suspension de l’équipage mobile.

Ce galvanomètre, avec les enroulements groupés en série, par conséquent, ayant une résistance de 400 ohms, l’écran de fer doux étant enlevé, a une sensibilité telle que l’on obtient une déviation de 1 mm sur une échelle placée à 1 m, avec un courant d’une intensité de 0,8 . 10~7 ampère.

Modèle Edelmann. — La figure 10 montre le galvanomètre construit et exposé par le Dr Edelmann, de Munich.

L’aimant, en forme decloche, est suspendu par une fibre de quartz enfermée dans un tubeOU, le long duquel peut se déplacer un aimant directeur B.

Les bobines R,, B4 et R,, R3 sont fixées par des vis K sur les chariots S,, S2. Ces chariots coulissent le long d’une règle graduée PP et peuvent recevoir un déplacement micrométrique lorsqu’on agit sur les manivelles T,, T2. La distance qui sépare les chariots de l'équipage mobile s’apprécie très exactement au moyen des verniers dont ils sont munis.

L'ensemble de l’instrument peut tourner autour de son axe pour obtenir l’orientation convenable.

Le miroir se trouve protégé par une chambre munie de deux bonnettes II, et H2. L’aimant de l'équipage mobile se meut à l’intérieur d’une cavité ménagée dans un bloc de cuivre rouge qui produit l'amortissement et quel'on peut enlever à volonté après avoir écarté les bobines.

La déviation obtenue sur une échelle placée à 1 m du miroir atteint 300 mm, lorsque les bobines sont complètement rapprochées de l’équipage mobile, c’est-à-dire lorsque l’instrument a son maximum de sensibilité.

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