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mobile i les sections fixes P,, P2. A cet effet, ces derniers sont supportés par une tige verticale à crémaillère.
Le fil de suspension peut être tendu plus ou moins par la manœuvre du bouton B0.
L’amortissement des oscillations est obtenu simplement par l’action d’une palette en aluminium m, fixée au fil de suspension supérieur et mobile dans une boîte fermée dans laquelle la palette se meut avec un jeu réduit au minimum.
Une cage métallique V recouvre tous les organes de l’instrument et les met à l’abri des champs électrostatiques extérieurs.
WATTMÈTRES ÉLECTRODYNAMIQUES
Ce genre de wattmètres est de beaucoup le plus employé; ces instruments dérivent de l’électrodynamomètre.
La bobine mobile est parcourue par un courant proportionnel à la tension du circuit dont on veut mesurer la puissance, tandis que la bobine fixe est traversée par le courant du circuit lui-même.
Les déviations sont proportionnelles au produit des courants, c’est-à-dire à la puissance.
Lorsque les wattmètres doivent servir pour mesurer la puissance de courants alternatifs, il faut que la self-induction de leurs bobines fixe et mobile soit négligeable.
On y arrive en donnant à ces bobines un très petit nombre de spires et en assurant néanmoins une sensibilité suffisante au moyen de dispositions spéciales qui caractérisent chaque instrument.
Il faut aussi que les oscillations de la bobine mobile soient amorties.
Les wattmètres électrodynamiques se divisent en deux catégories :
1° Ceux dans lesquels la bobine mobile occupe toujours la même position par rapport à la bobine fixe ;
2° Ceux dans lesquels cette position varie.
Dans le premier cas, il faut toucher à l’instrument pendant les mesures, afin d’équilibrer le couple moteur et de ramener la bobine mobile à sa position de repos.
Dans le second cas, cette manipulation est inutile, l’équilibre se produisant automatiquement. Les wattmètres sont alors à lecture directe et peuvent être gradués empiriquement.
Wattmètre Carpentier à torsion, modèle portatif. — Cet instrument se compose d’une boîte contenant deux bobines fixes roulées avec du ruban de cuivre de section appropriée et isolé à la soie.
Ces bobines sont couplées en quantité et aboutissent à des blocs placés extérieurement à la boîte et dans lesquels pénètrent les deux fiches, munies de câbles souples, qui servent à intercaler les bobines fixes dans le circuit à essayer.
La bobine mobile, placée dans le champ des bobines fixes, est suspendue par un ressort en boudin qu’on peut tordre de l’extérieur en tournant un bouton moletté.
Ce bouton est solidaire d’un cercle gradué dont les divisions en degrés viennent se présenter devant un repère fixe.
La bobine mobile porte une aiguille qui se déplace entre deux taquets devant un repère également fixe. Ses extrémités aboutissent, l’une à l’entrée des bobines fixes, l’autre à une borne spéciale qui sert à la relier au circuit dont on veut mesurer la puissance, par l’intermédiaire d’une caisse de résistances séparée du wattmètre.
Ces résistances sont bobinées de manière à ne présenter ni self-induction ni capacité ; elles ont un coefficient de température négligeable. Elles sont, d’ailleurs, disposées de manière que leur refroidissement soit bien assuré.
La bobine mobile ne comprend que très peu de spires afin de rendre sa self-induction négligeable et ses oscillations sont rendues apériodiques au moyen d’un amortisseur magnétique.
Pour se servir de l’instrument, il suffit de faire tourner le cercle gradué jusqu'à ce que l’aiguille de la bobine mobile revienne devant son repère. On lit alors le nombre de degrés dont il a fallu faire tourner le cercle gradué et on le multiplie par une constante.
Cet instrument permet de mesurer jusqu’à 45 000 watts sous 150 volts; il a été principalement étudié pour la vérification sur place des compteurs.
La maison Carpentier exposait également un wattmètre à miroir et un wattmètre à lecture directe.
Wattmètre du laboratoire Volta. — Ce wattmètre est construit à peu près comme le voltmètre électrodynamique décrit page 41 et a été étudié par M. Meylan.
La figure 188 représente une vue intérieure et l’aspect extérieur de cet instrument qui se compose de deux bobines fixes roulées avec du ruban de cuivre isolé sur des carcasses indéfor-
lTo. 18S. — Watt:, èlrj du laboratoire Volta.
mables en bois durci. Ces bobines sont couplées en parallèle et aboutissent a des bornes placées à l’extérieur du boîtier métallique.
La bobine mobile est formée de deux petites bobines en fil fin isolé, collées de part et d’autre d'un axe portant l'aiguille indicatrice et monté sur crapaudines en pierres fines.
L’équipage mobile se meut avec un très faible jeu dans une boîte entièrement fermée, de manière à assurer l’amortissement par l'air.
Les résistances qui complètent le circuit dérivé sont au nombre de quatre dans le cas de l’instrument représenté ; elles sont reliées à la bobine mobile, d une part, et aux deux petites bornes visibles à la partie inférieure du dessin.
Le boîtier métallique est en fonte épaisse et sert à empêcher les champs magnétiques extérieurs d’exercer une action perturbatrice sur les bobines de 1 instrument.
La self-induction de la bobine mobile est tellement faible qu’on peut étalonner l’instrument avec un courant continu, lorsqu’il doit servir pour des courants alternatifs.
Le laboratoire Yolta exposait aussi un wattmètre de précision, construit comme le précédent , mais encore plus sensible. Sa bobine mobile pèse seulement 5 grammes et la résistance du c iicuit dérivé est de 5 140 ohms.