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WATTMÈTRES
Les bobines fixes sont simplement enroulées avec du ruban de cuivre isolé et de section convenable. Leurs extrémités aboutissent à des bornes II, H, placées sur des plots en bronze [fi.g. 19L») qui servent à coupler les bobines fixes en série (cheville en 3) ou en parallèle (chevilles en 2 et 4).
Fig. 19o. — Wattmètre de précision de l’Allgemeine Elektricitats Gesellschaft.
Fig. 196.— Schéma des connexions du wattmètre de précision de l’Allgemeine Elektricitats Gesellschaft.
Le circuit extérieur aboutit aux bornes II, Il et une fiche placée en 1 permet de mettre.en court-circuit les enroulements en gros fil.
Fi . 197. — Wattmètre pour tableau de l'Allgemeine Elektricitats Gesellschaft.
Fig. 198. — Détails de construction du wattmètre pour tableau de l'Allgemeine Elektricitiits Gesellschaft.
La bobine mobile est reliée, d’une part, en N,, à une des bornes du circuit en gros fil au moyen d’une fourchette articulée et, d’autre part, à l’autre conducteur du réseau par l’une des bornes N2 ou N3, suivant qu’on veut augmenter ou diminuer la sensibilité par la suppression ou l’adjonction d’une résistance branchée sur'N3.
Grâce à la liaison de la bobine mobile avec la fourchette qui se serre sous la borne N,, la différence de potentiel entre la bobine mobile et les bobines fixes est toujours très faible et l’on n'est pas exposé à inverser le sens de groupement de la bobine mobile et des résistances placées en série avec elle.
On sait qu’en commettant cette erreur, la différence de potentiel entre les bobines fixes et mobile pourrait être considérable, puisqu'elle serait alors celle du réseau. L’isolement pourrait être insuffisant et l’instrument détérioré.
On fait usage de la borne marquée N2 sur la figure 196 pour les tensions inférieures à 125 volts et de la borne Na jusqu'à 250 volts ; pour les tensions plus élevées, on emploie une
boîte de résistances additionnelles.
La bobine mobile du wattmètre a une résistance de 130 ohms et la résistance additionnelle correspondant à la borne N3 a 2 000 ohms.
Elle est constituée par du fil dont le coefficient de température est négligeable.
La figure 197 montre l’aspect extérieur et la figure 19S la vue intérieure du wattmètre industriel pour tableaux de distribution. Cet instrument ne diffère pas, en principe, du modèle de précision.
Les bornes de connexion sont disposées par derrière et le boîtier est en fonte, de manière à former écran magnétique et à mettre l’instrument à l'abri des champs extérieurs.
Le wattmètre enregistreur, exposé par la même Société [fi<j . 199), est de construction identique aux précédents; il n’en diffère qu’en ce que le couple moteur est rendu
Fig. 200. — Schéma des connexions du wattmètre de l’A. E. G. sur un circuit à courant alternatif simple.
-Fig. 199. — Wattmètre enregistreur de l’Allgemeine Elektricitats Gesellschaft.
plus puissant en augmentant un peu l’intensité du courant dans le circuit dérivé.
Le mécanisme d’horlogerie qui fait tourner le tambour porte-papier présente cette particularité qu’on peut modifier presque instantanément la vitesse de déroulement. Il suffit, pour cela, de changer les roues dentées fixées l’une au-dessus du barillet du mouvement et l’autre sur l'axe du tambour inférieur.
Afin d’obtenir une longueur de papier assez grande, sans employer un tambour de grand diamètre, le papier forme un rouleau sans fin tendu par deux tambours de petit diamètre.
Le tambour supérieur ne sert que de tendeur ; il n’a pas de relation avec le mouvement d’horlogerie.
Des butoirs, formés de ressorts métalliques, empêchent la plume d’être projetée en dehors du papier.
Les wattmètres pour courants triphasés sont les mêmes que ceux qui viennent d’être décrits. Seul, le mode de connexion avec le circuit extérieur est différent.
Les figures schématiques 200, 201 et 202 indiquent les communications à établir :
1° Pour un circuit à courant alternatif simple ;
2° Pour un circuit à courants triphasés avec montage en étoile et point neutre accessible;
3° Pour un circuit à courants triphasés avec montage en triangle ou montage en étoile avec
WATTMETRES
point neutre inaccessible ou n’existant pas. Dans ce dernier cas, il faut créer un point neutre artificiel à l’aide d’une boîte de résistances spéciale comportant quatre bornes. Trois de ces bornes sont reliées respectivement aux trois conducteurs de la canalisation et mettent ces derniers
Fig. 201. — Schéma des connexions du wattmètre de l’A. E. G. sur un circuit à courants triphasés monté en étoile.
Fig. 202. — Schéma des connexions d'un wattmètre de l’A. E. G. sur un circuit à courants triphasés monté en triangle.
en communication avec des résistances non inductives rigoureusement égales; l’extrémité opposée de chacune de ces trois résistances aboutit à la quatrième borne constituant le point neutre artificiel.
Wattmètre Siemens et Halske. — Le wattmètre Siemens et Ilalske, que représente la figure 203, est un modèle de précision dont la disposition rappelle beaucoup celle du wattmèlre de l’Allgemeine Elektricilàts Gesellscliaft. Cependant, l’amortissement des oscillations de la bobine mobile n’est plus obtenu par un frein électromagnétique. La Société Siemens a préféré employer un amortisseur à air formé d’un tube cylindrique en laiton, cintré en quart de cercle concentrique à l’axe de la bobine mobile. Cet axe porte une tige horizontale recourbée qui se termine par un piston mobile sans frottement dans le tube cintré. Cette
Fig. 203. — Wattmèlre de précision Siemens et Ilalske.
disposition est la même que celle qui a été adoptée pour l’ampèremètre déjà décrit1.
Cet instrument peut également servir d’électrodynamomètre ordinaire en branchant la bobine mobile en dérivation sur les bornes des bobines fixes. Pour que les indications soient indépendantes de la fréquence des courants, il faut que le rapport des impédances des bobines fixes et mobile soit constant, c’est-à-dire invariable avec la fréquence.
Comme wattmètre industriel pour tableaux de distribution, la Société Siemens exposait un
Fig. 204. — Wattmètre industriel Siemens et Halske.